Avec le Samara, Dilecta ne cherche pas à sortir un gravel de plus pour rouler vite sur les pistes blanches. Le positionnement est assez clair : on parle ici d’un vélo pensé pour sortir du cadre habituel du gravel, avec une vraie orientation aventure, voyage, confort et terrains dégradés.
La marque parle de “Monster Gravel”. Le terme est parfois utilisé un peu facilement, mais ici il prend un certain sens. Le Samara accepte des pneus jusqu’à 700×60 mm ou 29 x 2.30, ce qui le rapproche davantage d’un vélo d’exploration que d’un gravel sportif classique.
🚀 En bref :
Le Dilecta Samara est un nouveau gravel acier orienté aventure, voyage et terrains engagés.
Cadre en Reynolds 725, fourche carbone Dilecta Aventure, passages externes et standards simples.
Dégagement pneus annoncé jusqu’à 700×60 mm ou 29 x 2.30.
Kit cadre à 1 449 € TTC, vélo complet à partir de 2 990 € TTC.
C’est probablement le point le plus intéressant de ce vélo : il ne cherche pas à singer la route. Il semble plutôt vouloir proposer une alternative robuste, simple et durable, pour celles et ceux qui veulent rouler longtemps, charger le vélo, passer sur des sentiers plus cassants, ou simplement gagner en confort sans basculer complètement vers le VTT.


Dilecta a choisi l’acier Reynolds 725 pour le cadre. C’est un choix assez logique sur ce type de vélo. Pas forcément le plus léger, évidemment, mais cohérent avec une approche orientée longévité, confort et réparabilité.
Sur un gravel d’aventure, l’intérêt n’est pas seulement d’avoir un cadre “noble” ou esthétique. L’acier permet aussi d’obtenir un comportement plus filtrant, plus tolérant, surtout sur les longues sorties et en configuration chargée.


Le Samara semble donc viser un équilibre assez précis : un vélo capable de rester agréable à vide, mais surtout pertinent quand on commence à l’emmener loin, avec du matériel, sur des terrains où un gravel trop rigide ou trop limité en section de pneus montre vite ses limites.
L’autre point à retenir, c’est la volonté de rester sur des standards simples : gaines en passage externe, boîtier de pédalier fileté 68 mm, patte de dérailleur UDH, compatibilité mono et double plateau.
Ce n’est pas forcément spectaculaire sur une fiche produit. Mais sur un vélo d’aventure, c’est souvent ce qui fait la différence à long terme.
Un passage de câbles externe, ce n’est pas ce qu’il y a de plus “intégré” visuellement. En revanche, pour entretenir, réparer ou adapter son montage, c’est franchement plus cohérent. Même chose pour le boîtier fileté : moins exotique, plus simple, plus durable.


On sent que Dilecta n’a pas cherché à faire un vélo de salon. Le Samara semble pensé pour être utilisé, démonté, entretenu, modifié. Et sur ce segment, c’est plutôt rassurant.
La fourche carbone Dilecta Aventure reçoit des œillets latéraux et un routage interne pour moyeu dynamo. Là encore, le message est clair : ce vélo n’est pas seulement prévu pour la sortie gravel du dimanche.
Les œillets permettront de monter des cages, des sacoches légères ou du matériel supplémentaire. Le routage dynamo intéressera surtout les pratiquants longue distance, bikepacking ou voyage, qui veulent une solution propre pour rouler de nuit ou en autonomie.
C’est exactement le genre de détail qui permet de distinguer un gravel “polyvalent” d’un gravel réellement pensé pour l’aventure.
Le dégagement pneus est probablement le cœur du vélo. Jusqu’à 700×60 mm ou 29 x 2.30, on sort clairement du gravel classique.
Concrètement, cela ouvre plusieurs usages : pneus intermédiaires pour rouler efficacement sur piste, gros volume pour le confort et la motricité, pneus cramponnés pour les terrains plus techniques.
L’intérêt ne se limite pas au grip. Plus de volume, c’est aussi plus de protection pour les jantes, la possibilité de rouler à plus basse pression, et une meilleure tolérance quand le terrain devient cassant.


Ce choix peut clairement séduire les pratiquants qui trouvent les gravel modernes encore trop proches de la route. En revanche, il faut aussi accepter le revers de la médaille : avec de gros pneus, le vélo sera forcément moins vif et moins roulant qu’un gravel plus sportif. Mais ce n’est visiblement pas son sujet.
Le Dilecta Samara arrive avec une proposition assez lisible : un gravel acier haut de gamme, simple, robuste, très ouvert en section de pneus, et pensé pour durer.
Ce n’est pas le vélo le plus tendance si l’on regarde uniquement l’intégration ou la recherche du poids minimal. Mais c’est justement ce qui peut le rendre intéressant. Sur un marché gravel parfois obsédé par la performance et les codes de la route, le Samara remet l’usage au centre.
À 1 449 € le kit cadre et à partir de 2 990 € le vélo complet, il se place sur un segment exigeant, mais cohérent pour un cadre Reynolds 725 avec fourche carbone orientée aventure.
Reste évidemment à voir ce qu’il donne sur le terrain. Mais sur le papier, Dilecta signe un vélo avec une vraie personnalité : pas un gravel de course déguisé, plutôt un compagnon d’aventure pour ceux qui veulent aller chercher les chemins quand les pistes disparaissent.
| Pratique | Gravel aventure |
|---|---|
| Matériau | Acier |
| Assistance électrique | Non |
| Genre | Unisexe |
| Année | 2026 |


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