Quand on parle de vêtements dédiés à l’ultra-distance, rares sont les marques capables de conjuguer confort, technicité et engagement durable. Owlin, jeune acteur français, tente de relever ce défi avec sa gamme Ultra V2. Au programme : un cuissard pensé pour les longues distances et un maillot conçu pour les sorties en autonomie. Deux pièces qui affichent une promesse claire : aller loin, longtemps, et dans de bonnes conditions.
Je les ai testés sur plusieurs sorties gravel et route afin de vérifier si ces promesses tiennent la distance.
Les points forts :
- Confort du cuissard sur longues distances
- Multiples poches pratiques, y compris pour les déchets
- Fabrication européenne, tissus recyclés
- Éléments réfléchissants efficaces
À améliorer :
- Taille du maillot : entre-deux parfois délicat à gérer
Un design soigné
Dès la sortie du carton, difficile de ne pas remarquer la sobriété et l’élégance de l’ensemble. Le cuissard respire la robustesse : tissus compressifs, finitions propres et absence totale de fils qui dépassent. Les bandes réfléchissantes intégrées aux poches cargo et au dos apportent une vraie touche de sécurité, sans surcharger le design.


Le maillot, quant à lui, séduit par sa coupe sportive sans être trop « race ». Le tissu principal semble respirant, les manches en coupe laser inspirent confiance, et les multiples poches (classiques, zippées et même déchets) annoncent la couleur : on est bien dans l’univers de l’ultra.


À noter également la démarche d’Owlin : fabrication en Espagne, tissus italiens et en partie recyclés, packaging sans plastique. Des détails qui comptent pour les cyclistes sensibles à l’impact environnemental.
Sur le cycliste, ça donne quoi ?
Un cuissard au fit parfait
En taille M, le fit est particulièrement juste et confortable. Peu de plis, un maintien optimal grâce aux bandes antidérapantes, et surtout des bretelles suffisamment longues pour éviter toute tension sur les épaules.


Les poches cargo sont pratiques mais pourraient gagner quelques centimètres de profondeur. Bonne surprise : les parties réfléchissantes, un vrai plus en nocturne.
L’ultime poche dans le bas du dos s’avère extrêmement pratique, notamment pour y glisser facilement une veste de pluie ou de la nutrition supplémentaire.


Le pad Teosport Manta se distingue par son confort immédiat. Même après plusieurs heures de selle, aucune gêne ni point de pression. On sent clairement qu’il est conçu pour l’endurance. Il est aussi parfaitement intégré au reste du cuissard. C’est un détail mais parfois on retrouve un très bon pad mais trop large ou mal intégré avec la forme du fond du cuissard, ce qui provoque de nombreuses gênes une fois sur le vélo. Là aucun souci, l’ensemble ne fait qu’un.


Un maillot à la coupe intemporelle
Avec mes 1m85, je me suis retrouvé entre deux tailles. Le choix est plus subtil. Le M colle davantage au corps mais appuie un peu trop sur mes épaules, tandis que le L libère le haut du buste au détriment d’un fit moins ajusté au niveau de la taille. Un compromis qui dépendra de votre morphologie.


Les manches laser restent parfaitement en place, les trois poches arrière sont profondes et bien sécurisées. Elles remontent haut, ce qui gênera peut-être les moins souples d’entre nous mais cela permet de conserver un smartphone en sécurité, même sur un terrain exigeant.


Les poches zippées sont trop petites pour accueillir un smartphone moderne, mais idéales pour une carte bancaire, des clés ou des papiers. Elles prennent place de chaque côté du maillot, bien vu Owlin !


Mention spéciale aux poches déchets latérales : un détail qui fait la différence en ultra, quand chaque gel ou emballage s’accumule.


Sur la route et dans les chemins
Sur plusieurs sorties longues, l’ensemble Owlin Ultra V2 s’est montré à la hauteur. Le cuissard se fait oublier au fil des kilomètres, grâce à un bon équilibre entre maintien musculaire et respirabilité. Le pad remplit parfaitement son rôle, y compris après six heures de selle. Même si je n’ai pas (encore) eu l’occasion de tester ce cuissard sur une RAF2500 (Race Across France, 2 500 km), contrairement au vainqueur de l’édition 2025, j’ai peu de doute sur le confort final.


Décliné en 5 tailles pour les hommes, une version femme avec bretelles déclipsables et pad menstruel est aussi disponible.







🍌 Nombreuses poches • 🔦 Bandes réfléchissantes • ☁️ Pad Teosport Manta
Le maillot brille par sa respirabilité, surtout lors de longs moments en plein soleil. Les tissus UV50+ sur les manches et le dos protègent efficacement du soleil, un vrai atout pour l’ultra. Les poches, nombreuses et bien placées, permettent de s’organiser sans surcharge.


De nuit, la visibilité est améliorée par les éléments réfléchissants présents sur les deux pièces, un point rassurant sur route comme en gravel.


Si vous cherchez un maillot profilé pour la compétition pure, vous trouverez plus ajusté ailleurs. Mais pour avaler des kilomètres et transporter vos affaires, difficile de faire mieux.
Ce maillot est disponible aussi bien pour hommes et femmes, en 2 coloris et en 5 tailles.







🍌 Nombreuses poches • 🔦 Bandes réfléchissantes • ☀️ Protection UV50+
Mon avis sur la tenue été Owlin
Owlin signe avec son ensemble Ultra V2 une tenue taillée pour l’endurance, qui conjugue technicité et responsabilité. Le cuissard se révèle être une valeur sûre pour l’ultra-cyclisme, le bikepacking ou les longues sorties gravel, tandis que le maillot complète parfaitement l’ensemble avec ses rangements bien pensés.


Cet équipement conviendra avant tout aux cyclistes longue distance et amateurs d’ultra, mais il séduira également ceux qui privilégient le confort et la praticité au quotidien. À nos yeux, Owlin a trouvé une place intéressante entre performance pure et vision durable du cyclisme.


















4 réponses
Merci Hugo pour m’avoir fait découvrir cette marque.
J’ai aussitôt commander un cuissard, pas l’ultra, mais le « standard » en version eco(logique) qui était en ligne à un prix très intéressant.
Il est extra (le pad est vraiment top), mais a un défaut car à l’inverse de celui que tu as testé, il n’y a pas de bandes antidérapantes en bas des jambes, et il remonte un peu ce qui provoque des plis en haut des cuisses, assez gênants.
Je me permets de copier/coller le détail que j’ai envoyé à la marque (pas de souci à couper mon commentaire si c’est hors sujet) :
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Première impression au déballage : cuissard très bien fini, aucun fil qui dépasse, triple piqûres qui inspirent confiance quand à la qualité, larges bretelles qui restent bien à plat, bref, très satisfait.
Seule surprise : aucune bande anti-dérapante en bas des jambes, première fois que je vois un cuissard sans et donc quelques inquiétudes sur le fait qu’il reste en place.
Première sortie : j’ai profité de mon aller/retour (80 kms) velotaf pour tester le cuissard.
Aller le matin, temps frais, porté avec des jambières.
Lycra contre lycra, je m’en doutais, les jambes remontent d’au moins 10 cms, ce qui fait des plis en haut de la cuisse. Pas rédhibitoire, mais gênant.
Par contre, le chamois est parfait (super confort, bonne épaisseur, ferme, la partie avant semble mieux construite que d’autres marques) et ne bouge pas d’un millimètre. Combiné à l’effet un peu compressif du tissu, vraiment très agréable. Et les bretelles qui maintiennent parfaitement le tout.
Deuxième sortie : retour sans les jambières, sur jambes épilées quelques jours auparavant, donc bonne accroche normalement.
Le cuissard remonte un peu, moins qu’avec les jambières. Toujours cette gène au niveau du haut de la cuisse avec des plis qui se forment.
Est-ce qu’il faudrait une taille au-dessus ? Mais avec la taille M, il me va bien, je ne suis pas serré au niveau des cuisses, j’ai peur qu’un L soit trop lâche et que le pad soit moins efficace (moins bien placé).
Bonjour Stéphane, merci pour ton retour. Je vois complètement la sensation désagréable que tu as pu ressentir et qui, comme tu l’indiques, est bien souvent accentuée lorsque l’on porte des jambières. Problème que je n’ai pas du tout rencontré sur la version Ultra. Merci pour ton retour d’expérience. 🙂
« Reste confortable même après 6 heures… » Pour une sortie de 6 heures n’importe quel cuissard peut faire l’affaire !
Ah… Tant mieux pour vous mais ce n’est pas le cas pour 99% des cyclistes 🙂