Alors que les cires liquides se multiplient sur le marché, CyclingCeramic a fait un choix assez rare : ne pas proposer une formule unique “passe-partout”, mais deux produits distincts. Une version Offroad pensée pour le gravel et le VTT, et une version Road orientée performance sur le sec.
Sur le papier, ça peut ressembler à une segmentation marketing classique. Dans les faits, après plusieurs mois d’utilisation, ce n’est clairement pas le cas. Les deux cires ont un comportement différent, et surtout des usages bien distincts.
C’est précisément ce qui rend ce test intéressant.
Les points forts :
- Vraie différenciation entre les versions Road et Offroad
- Excellente durabilité de la version Offroad
- Temps de séchage rapide et réaliste
À améliorer
- Version Road moins performante en conditions humides
Une approche simple, mais cohérente
On est ici sur des flacons de 100 ml vendus 14,90 €, avec une formule annoncée comme biosourcée et biodégradable à 99,5 %. CyclingCeramic reste fidèle à son positionnement orienté performance.


La technologie repose sur un mélange de cire naturelle et de particules céramiques. Sur le papier, ça vise à réduire les frictions tout en améliorant la durabilité, notamment dans des conditions difficiles.
Le packaging est fonctionnel, sans fioritures. Un point un peu frustrant en revanche : le flacon est totalement opaque. Impossible de savoir précisément combien de produit il reste. Sur un lubrifiant où l’on dose régulièrement, c’est un point perfectible.
Quelques détails intéressants...
L’application reste classique pour une cire liquide : une goutte par maillon, chaîne propre et sèche.
Sur ce point, rien de nouveau. Mais comme souvent avec les cires, tout se joue sur la préparation. De mon côté, j’utilise désormais un nettoyage préalable au bac à ultrasons pour repartir sur une base vraiment propre, surtout lors de la première application.


Là où CyclingCeramic se distingue, c’est sur le temps de séchage. La marque recommande un minimum de 2 heures avant utilisation. C’est plus court que beaucoup de cires concurrentes qui nécessitent souvent une nuit complète.
Et dans la pratique, ça se confirme. J’ai plusieurs fois appliqué la cire le matin pour rouler l’après-midi, sans perte de performance notable. C’est un vrai avantage en usage réel, quand on n’a pas toujours anticipé la sortie de la veille.


Deux cires, deux comportements
Version Offroad : clairement pensée pour le gravel
C’est la version qui m’a le plus marqué.
La texture est légèrement plus “huileuse” que la moyenne des cires liquides. Et ça se ressent immédiatement sur le terrain. Là où certaines cires montrent rapidement leurs limites en conditions exigeantes, celle-ci tient beaucoup mieux.
Sur des sorties gravel poussiéreuses comme en conditions humides, j’ai facilement atteint les 250 km par application. C’est un vrai bon point, surtout dans une discipline où les contraintes sont fortes.
Le revers, c’est que cette texture un peu plus riche attire davantage les saletés. La chaîne s’encrasse plus vite qu’avec une cire « moins grasse ». On reste cependant sur quelque chose de maîtrisé, mais c’est un compromis assumé.


Version Road : efficace, mais plus ciblée
La version route est plus classique dans son approche.
Elle fonctionne très bien sur le sec, avec une transmission silencieuse et une bonne tenue dans le temps. En revanche, dès que les conditions deviennent humides, elle montre ses limites plus rapidement. Sur ce point, certaines références concurrentes font mieux.
Dans mon usage, je la réserve clairement à un contexte performance : sorties rapides, conditions sèches, voire compétition. Ce n’est pas la cire que j’irais chercher pour un usage quotidien polyvalent.


Une approche pertinente, surtout en gravel
Ce que propose CyclingCeramic ici est intéressant, parce que la marque ne cherche pas à faire une cire “bonne partout”.
La version Offroad répond clairement à une problématique réelle du gravel : la durabilité en conditions difficiles. Et sur ce point, elle fait mieux que beaucoup de cires liquides testées jusqu’ici.
La version Road est plus classique, mais cohérente dans son positionnement. Elle conviendra surtout à ceux qui cherchent de la performance sur le sec, sans compromis.
Au final, si vous roulez majoritairement en gravel, c’est la version Offroad qu’il faut regarder en priorité. Elle n’est pas parfaite, mais elle est pensée pour cet usage – et ça se ressent immédiatement.
Le tout à un tarif contenu, inférieur à certaines marques concurrentes.


















