Pourquoi s’intéresser à iGPSPORT aujourd’hui ? La réponse tient en deux mots : Groupama-FDJ. En devenant partenaire officiel de l’équipe World Tour pour 2026, la marque chinoise change clairement de dimension.
Ce pack compteur GPS BiNavi, couplé à la ceinture cardiaque HR50, n’est plus seulement une alternative « budget » : il devient un équipement utilisé par le peloton professionnel.
Nous avons donc voulu vérifier si cette promesse de performance se confirme réellement sur le terrain, du point de vue d’un cycliste amateur.
Les points forts :
- Réactivité éclair
- Précision GNSS double fréquence
- Alliance parfaite du tactile réactif et des boutons physiques
À améliorer :
- Recalcul d’itinéraire trop insistant sur le demi-tour en cas d'erreur
- Importation des parcours obligatoire par l'application smartphone
Déballage : un pack "prêt à rouler"
Dès l’ouverture des boîtes, l’impression de qualité est immédiate. Le BiNavi affiche des finitions soignées et une légèreté notables, avec un poids mesuré à 104 grammes seulement.
Contrairement aux leaders du marché qui proposent souvent les accessoires en option, iGPSPORT adopte ici une approche généreuse et complète.
Le GPS iGPSPORT BiNavi, disponible à l’achat en noir ou en gris, est livré avec une coque de protection, un verre de protection d’écran à poser soi-même, un câble USB-C, une dragonne de sécurité, un support d’attache rapide à élastiques (type « quart-de-tour Garmin ») ainsi qu’un mode d’emploi (quick start guide).


La ceinture cardiaque HR50 comprend le capteur de fréquence cardiaque (certifié IPX7), sa sangle élastique ajustable, une pile CR2032 déjà installée et, là aussi, un guide de démarrage rapide.
Prise en main : réactivité et ergonomie hybride
À l’usage, le BiNavi se distingue par une grande fluidité logicielle et une ergonomie plutôt bien pensée. Le démarrage est extrêmement rapide, avec une mise en route complète en moins de 8 secondes.


L’appareil adopte une ergonomie hybride, combinant un écran tactile très réactif de 3,5 pouces (résolution 320 × 480) et six boutons physiques dédiés (On/Off, Start/Pause, Lap, Haut/Bas et Menu), ce qui facilite grandement l’utilisation avec des gants ou en cas de pluie.
L’affichage est parfaitement lisible en toutes circonstances et la luminosité automatique fonctionne efficacement, en s’adaptant de manière quasi instantanée aux changements de conditions.
Un software à la carte
Le système du BiNavi repose sur six modes préinstallés, à savoir Route, Intérieur (home-trainer), Déplacement, Long trajet, E-bike et Grande police. Chaque mode dispose de ses propres pages de données.
Il est possible d’ajouter de nouveaux modes personnalisés, mais pas de supprimer les six grandes catégories installées d’usine. Leur nom ne peut pas non plus être modifié.
La modification de l’interface est intuitive et peut se faire aussi bien depuis le GPS que depuis l’application.
Sur l’appareil, un appui long sur l’écran permet de sélectionner différents modèles de pages, plus ou moins denses en informations, et de personnaliser chaque champ de donnée individuellement. La hiérarchie des pages est également modifiable.
Dans le cadre de ce test, j’ai entièrement refait le modèle Route, la configuration d’origine proposant trop de données peu pertinentes pour ma pratique. Une fois la logique du système comprise, la personnalisation se fait très rapidement et de manière fluide. J’ai également créé un modèle Gravel, adapté à ma pratique.
L’écran d’accueil est lui aussi modulable, avec la possibilité d’afficher les fonctions sous forme de lignes ou d’icônes, une option que j’ai personnellement choisie pour son aspect plus moderne. Les widgets peuvent être ajoutés ou supprimés librement.
Enfin, un swipe vers le bas de l’écran permet de tirer le volet de notifications et d’accéder à différentes options supplémentaires.
Connectivité & analyse software : le cerveau du cycliste
C’est sans doute dans ce domaine que le BiNavi se fait le plus remarquer, par son efficacité technique et la richesse de ses outils de suivi.
La détection des capteurs est instantanée, avec un appairage immédiat de mon double capteur de puissance, de la ceinture HR50, du Di2 Ultegra et du radar iGPSPORT SR Mini.


La connexion s’est montrée d’une stabilité irréprochable lors des tests, sans aucun décrochage constaté. Les accessoires restent entièrement paramétrables, que ce soit directement depuis le GPS ou via l’application smartphone iGPSPORT dédiée.
Lorsque le GPS est connecté au téléphone via Bluetooth, l’ensemble des notifications (appels, messages, e-mails, etc.) est transféré et devient lisible directement sur l’écran du BiNavi. Cela permet de rester informé sans avoir à sortir le smartphone de la poche.


Le logiciel embarque également un véritable « labo » d’analyse, avec un suivi de la charge d’entraînement, des effets de séance (aérobie et anaérobie), de la FTP, de la VO2max et même de la récupération.
L’application propose en complément une représentation visuelle des compétences sous forme de graphique radar, répartissant les capacités telles que la puissance, l’anaérobie ou l’endurance.


Une page Entraînements est également proposée. Il est possible de paramétrer des exercices depuis l’application pour les exporter vers l’appareil. Sur le GPS, seuls sont proposés un entraînement de fractionné (personnalisable) et un test de FTP.
Il est enfin possible de connecter TrainingPeaks, compatible avec l’application iGPSPORT, afin d’envoyer sa semaine d’entraînement au compteur.


Le principal bémol concerne la navigation. Contrairement à mon Wahoo Elemnt Bolt v2, il n’est pas possible de charger des itinéraires directement depuis le GPS.
Il faut obligatoirement passer par l’application smartphone, lier un service comme Komoot ou Strava, importer l’itinéraire dans l’application, puis l’envoyer manuellement vers le BiNavi.


Test terrain : précision, navigation et endurance
Sur le terrain, la ceinture cardiaque HR50 s’est révélée particulièrement confortable, au point de surpasser sur ce critère la Garmin HRM Dual que je porte habituellement. Sa légèreté permet de l’oublier une fois en place, même lors de sorties longues. Je n’ai pas constaté d’incohérences dans la mesure de la fréquence cardiaque lors de mes sorties.
Concernant l’entretien, une étiquette cachée dans la sangle recommande un lavage à la main.


Du côté de la précision GPS, le BiNavi fait preuve d’une technologie de pointe. L’accroche satellite est immédiate et la précision se montre excellente, sans aucun décrochage constaté, y compris en forêt dense, en ville ou en zone encaissée.
Sur le plan technique, le GPS embarque une puce GNSS double fréquence (L1 + L5) exploitant simultanément cinq constellations (GPS, GLONASS, Galileo, BeiDou et QZSS) ce qui explique en grande partie la fiabilité observée sur le terrain.


La navigation et la cartographie constituent également un point fort de l’appareil (il tourne avec une carte OpenStreetMap optimisée par iGPSPORT).
« La carte est particulièrement agréable à lire, avec une excellente lisibilité des noms de rues et des points d’intérêt, ce qui facilite grandement l’orientation en terrain inconnu. »
Le guidage bénéficie d’un auto-zoom efficace et d’un mode virage-par-virage bien pensé. Le GPS anticipe les changements de direction grâce à une vignette pop-up indiquant le virage immédiat, complétée par une annonce du suivant.
Même off-road, lors de parcours gravel, les chemins sont bien reconnus (y compris les ascensions) et le guidage reste clair.
L’ambiance sonore associée est discrète, précise et agréable.
Il est également possible de naviguer librement sur la carte « au doigt », en faisant glisser l’écran pour explorer l’environnement. Cette navigation tactile s’avère très réactive et fluide, ce qui permet de visualiser rapidement un itinéraire, une intersection ou une zone sans interrompre l’activité.
Côté robustesse, aucune difficulté n’a été constatée sous une pluie battante, l’étanchéité du BiNavi s’étant montrée parfaitement fiable en conditions humides (l’appareil est certifié IPX7).


Le mode iClimb 3.0, visuellement réussi, affiche le profil de la pente de manière claire (il est possible d’y personnaliser jusqu’à quatre champs de données).
En revanche, il se montre plus discret sur les petites bosses que son équivalent chez Wahoo. En l’état, iGPSPORT indique une détection des ascensions lorsque leur longueur est supérieure ou égale à 500 m et 3 % de pente moyenne.
Ce manque de réactivité sur les courts dénivelés peut perturber lors des premières utilisations, mais il s’agit clairement d’un point qui pourrait être corrigé via de futures mises à jour logicielles.


Le principal point noir concerne toutefois le recalcul d’itinéraire. En cas d’erreur de parcours, le GPS tente d’abord de forcer un demi-tour. Il est nécessaire de persister sur sa trajectoire pendant plusieurs centaines de mètres avant qu’un recalcul d’itinéraire alternatif ne soit réellement proposé.
Enfin, l’autonomie se montre à la hauteur des promesses. Annoncée pour 35 heures, la batterie de 1250 mAh a parfaitement tenu lors de sorties réalisées en région alsacienne, par des températures de l’ordre de -4 °C, confirmant une bonne gestion de l’énergie, même en conditions hivernales.
Le nouveau visage de la performance ?
Le pack BiNavi & HR50 est une réussite technique qui bouscule les codes et se fait remarquer par un environnement assez unique.
Si l’on accepte un recalcul d’itinéraire encore têtu, des traductions vraiment hasardeuses (mais compréhensibles) et une dépendance à l’application pour l’importation des parcours, on dispose d’un véritable assistant, précis, rapide et très complet.




🔋 35 h • 🪶 103 g • 🖥️ Écran tactile
Ce produit est donc fait pour vous si :
- Vous cherchez un pack « prêt à rouler » pour moins de 300 € : c’est l’argument clé. Recevoir un GPS avec sa coque, un verre de protection d’écran, une dragonne de sécurité et un support adaptable pour ce tarif est remarquable. À l’heure du test, il faut compter un budget de 230 € pour l’acquérir sans la ceinture HR50 (que l’on trouve pour environ 30 € sur le web).
- Vous recherchez une navigation claire : la cartographie est bonne, agréable à lire, la lecture des noms de rues et des points d’intérêt, et le guidage virage par virage sont très agréable à utiliser.
- Vous aimez la data : vous appréciez les données et les informations à foison (suivi de la VO2max, FTP, radar de compétences, etc.) et vous n’avez pas peur de vous lancer dans un minimum de paramétrage pour créer l’interface parfaite.
- Vous recherchez la fiabilité technique : la puce GNSS double fréquence (L1 + L5) et la gestion du Di2 aux cocottes sont des atouts majeurs pour la pratique au quotidien.
En résumé, c’est le compteur idéal pour le cycliste exigeant qui veut un outil de navigation fiable et un « labo » de performance complet, le tout désormais utilisé par un peloton World Tour.


















2 réponses
Excellent review and certainly what I have grown to expect from you. I love getting my newsletter and always find something of interest and value, thank you. I have a small complaint regarding the GP calendar app which does not come out in a large enough font when opening the app. The requesting, sending and input of a code is also onerous, can you look into improving this please. Thanks again for a great briefing on new things. Cheers Gary
Hello Gary, thank you very much for your loyalty and your comment. We have taken your request into consideration and I agree that we can improve this process. Thank you.