Le KASK Protone Icon est loin d’être une nouveauté. Ce modèle s’inscrit dans la continuité du très populaire Protone, lancé en 2015, dont il constitue une évolution introduite en 2022. Pourtant, il reste aujourd’hui encore largement diffusé, y compris à des tarifs élevés.
Nous l’avons testé ici en version blanc brillant, en taille S (50–56 cm), avec un objectif simple : voir si ce casque tient toujours la route face aux standards actuels.
Les points forts :
- Confort global et sensation de protection
- Convient à beaucoup de morphologies
- Bonne ventilation
- Intégration lunettes réussie
À améliorer
- Maintien perfectible selon les usages (cheveux longs)
- Sangles peu ajustables et trop longues
- Absence de MIPS
Présentation du KASK Protone Icon
Le Protone Icon adopte un design assez classique, avec une finition blanc brillant relevée par quelques détails noirs (logos à l’avant, sur les côtés et à l’arrière). Une petite bande réfléchissante est intégrée à l’arrière, un détail discret mais pertinent pour la visibilité.


La construction est globalement sérieuse, même si l’on distingue certaines jonctions entre les différentes parties du casque. Rien de rédhibitoire, mais on n’est pas non plus sur une finition totalement invisible.
Les sangles noires intègrent une section en simili-cuir avec la mention Made in Italy, qui participe à l’identité du produit. La fermeture reste classique, via une boucle plastique.
Le système de serrage repose sur l’Octofit Plus, propre à KASK. Contrairement à certains systèmes plus “crantés”, l’ajustement se fait ici de manière très progressive : la structure vient réellement épouser la forme du crâne au moment du serrage, avec une certaine liberté de mouvement. Une approche qui contribue au confort global du casque, malgré l’absence de technologie MIPS.


Le Protone Icon reprend très largement les lignes du modèle d’origine, avec un design immédiatement reconnaissable. KASK a toutefois retravaillé certains éléments, notamment sur le confort et le maintien, avec un casque plus enveloppant. Une évolution qui reste mesurée, et qui conserve une esthétique globalement inchangée.
Sur le terrain : un confort immédiat
À l’enfilage, le casque est immédiatement confortable. Les mousses, notamment au niveau du front, sont assez épaisses, ce qui donne une sensation d’accueil agréable.
Le système occipital participe aussi à cette bonne première impression. Il englobe bien l’arrière de la tête et accompagne les mouvements, avec un ressenti qui peut rappeler ce que proposent certains systèmes type MIPS en termes de “souplesse” globale.
Le casque est également bien ventilé. L’aération est efficace, clairement orientée vers un usage estival ou pour les pratiquants sensibles à la chaleur. En contrepartie, on est logiquement sur un casque moins aérodynamique que des modèles plus fermés comme le Specialized Evade.


Seul petit défaut du côté du confort : la mousse frontale peut provoquer de légères démangeaisons. Rien de rédhibitoire, mais suffisant pour être perceptible à l’usage.
Côté poids et sensation en roulant, il se fait rapidement oublier. Il ne génère pas de bruit parasite à cause des mouvements de mâchoire lorsque l’on s’alimente à vélo, ce qui reste appréciable.


Le confort global reste l’un des vrais points forts du Protone Icon, et probablement une des raisons de sa longévité sur le marché. Le casque donne une vraie sensation de protection, avec une structure relativement épaisse qui rassure une fois en place. Sa forme, un peu plus enveloppante que celle de certains casques très aéros, lui permet aussi de convenir à un grand nombre de morphologies. Il peut avoir un léger effet “champignon”, mais en contrepartie, c’est un casque qui fonctionne pour beaucoup de têtes, ce qui est loin d’être toujours le cas.
Maintien et ajustement : le vrai point de discussion
C’est sur le maintien que le ressenti devient plus contrasté.
Dans mon cas (tour de tête de 52–53 cm), le casque en taille S (annoncé pour 50-56 cm) ne m’a pas permis d’obtenir un serrage aussi ferme qu’attendu. Sans coiffure particulière, le maintien reste correct, mais dès qu’on passe sur un chignon ou une queue-de-cheval, le système atteint rapidement ses limites.


Le fait de descendre le réglage occipital pour laisser passer les cheveux réduit mécaniquement la capacité de serrage. Résultat : le casque bouge davantage, et le serrage crée une pression sur le front.
Ce n’est pas douloureux au point de provoquer un mal de tête, mais sur plusieurs heures, le confort perçu au départ ne se retrouve pas totalement.
C’est un point qui mérite d’être signalé, notamment pour toutes les personnes aux cheveux longs.
Finition et détails pratiques
Au niveau des finitions, plusieurs éléments viennent nuancer le positionnement haut de gamme du casque.
D’abord, les sangles ne sont pas réglables au niveau des oreilles. C’est malheureusement commun désormais, mais c’est le genre de détail que l’on attend sur un casque à ce niveau de prix.


Ensuite, la longueur de la jugulaire pose question. En taille S, on se retrouve avec un excédent assez important, notamment sur la partie en simili-cuir. Comme il ne s’agit pas de sangle textile classique, il est difficile de la couper proprement sans dégrader la finition. Résultat : un surplus qui pend légèrement, très peu esthétique.
Compatibilité lunettes
Le Protone Icon s’en sort bien sur ce point.
Les lunettes tiennent correctement dans les aérations prévues à cet effet. Le volume latéral du casque, un peu plus généreux que sur certains modèles très aéros, limite également les contraintes sur les branches.
L’intégration est évidemment pensée pour les lunettes KOO (marque associée à KASK), mais fonctionne sans problème avec d’autres modèles.


Une évolution mesurée d’un casque bien établi
Difficile de ne pas replacer ce casque dans son contexte : le Protone Icon est une évolution récente (2022) d’un casque lancé en 2015.
Cette filiation se ressent dans le design et certaines orientations techniques. Si le confort a été retravaillé, l’ensemble reste très proche de la philosophie du modèle d’origine.
Pour autant, sa popularité n’est pas usurpée. C’est un casque qui fonctionne, qui va à beaucoup de morphologies et dont le design reste consensuel, même s’il évolue peu par rapport aux standards actuels. Un choix “sûr” dans l’absolu, sans prise de risque particulière.


Mon avis sur le Kask Protone Icon
Le KASK Protone Icon s’inscrit dans une logique d’évolution plus que de rupture. KASK capitalise ici sur une base éprouvée, en apportant des ajustements ciblés, notamment sur le confort.
Le résultat reste très convaincant : un casque confortable, bien ventilé, agréable à porter, et surtout capable de convenir à un très grand nombre de morphologies. C’est clairement l’un de ses principaux atouts.




En revanche, cette continuité a aussi ses limites. Le design évolue peu, et certaines attentes actuelles (comme l’intégration de technologies type MIPS ou des réglages plus poussés) ne sont pas au rendez-vous.
En résumé : une évolution cohérente d’un casque qui a fait ses preuves, toujours pertinent aujourd’hui, mais qui joue davantage la carte de la continuité que de l’innovation avec un design très proche de celui lancé en 2015.
















3 réponses
J’ai eu le Protone pendant 3 saisons. Globalement, il était bien. Un seul reproche : la mousse frontale absorbant la transpiration, cela finissait par couler dans les yeux notamment dans les montées de col. Au final, une grosse chute à 40 kms/h a terminé cette aventure. Elle m’a hyper bien protégé. Ce qui est sa fonction première. Je roule maintenant avec un Elemento qui reprend son confort, ses qualités de protection avec le Mips. Il est bien ventilé et est esthétiquement beau.
Merci Olivier pour ce complément !
Kask n’utilise pas le système MIPS sur le Protone Icon mais le WG11 qui est exactement le même protocole mais sur une forme de tête differente.