La protection solaire fait partie de ces sujets que l’on sait importants, mais que l’on traite parfois trop vite avant de partir rouler. Trop gras, trop collant, trop long à appliquer, pas pratique à glisser dans une poche… et l’on finit par reporter, oublier, ou faire sans.
C’est précisément là que Pelotan intéresse. La marque ne propose pas simplement une crème solaire de plus, mais une protection pensée pour les sportifs : application rapide, texture légère, résistance à la transpiration et à l’eau, formats transportables.
J’ai utilisé les produits Pelotan pendant plusieurs mois, avec trois références à disposition : le spray SPF30, le roll-on SPF30 et le gel après-soleil Pelotan Après.
Les points forts :
- Texture non grasse et très rapide à appliquer
- Application propre, sans sensation de peau collante
- Formats cohérents pour le vélo
- Bonne tenue constatée sur longues sorties
À améliorer
- Présence d’alcool qui peut assécher la peau
- Après-soleil trop piquant sur peau déjà sensibilisée
Pelotan dirige sa communication vers les athlètes. La marque met en avant une protection solaire développée pour les sports d’extérieur, avec une promesse centrale : permettre de rester protégé.e longtemps, sans sensation de peau grasse ni gêne pendant l’effort.
Elle revendique aussi une forte présence dans le sport professionnel, avec des utilisateurs issus du cyclisme, du triathlon, de la course à pied ou des sports de montagne. Pelotan est notamment partenaire officiel de l’équipe UAE Team Emirates, et la marque cite aussi des coureurs de Grand Tour parmi ses références.
Cela ne suffit évidemment pas à faire un bon produit pour nous, cyclistes du quotidien. Mais cela situe bien le cahier des charges : une protection solaire pensée pour les longues expositions, la transpiration, les maillots serrés et les poches de vélo.


Le spray Pelotan SPF30 : rapide, propre, très agréable sur la peau
Le spray est le format le plus polyvalent de la gamme. J’ai eu deux contenances à disposition : 200 ml et 100 ml. Le 200 ml est pratique pour une application à la maison, avant de partir. Le 100 ml devient beaucoup plus intéressant pour une sortie longue, un week-end vélo ou du bikepacking.
Les sprays utilisent un système manuel, et non un aérosol. C’est toujours bon à prendre : l’impact environnemental est plus limité, et le liquide peut facilement être transvasé dans un autre petit contenant, si besoin.


À l’application, la première chose qui marque, c’est l’odeur. La protection solaire Pelotan sent la noix de coco, avec une odeur très estivale, plutôt agréable. Mais le vrai point fort est ailleurs : la texture pénètre très vite.
On vaporise, on étale, et la peau ne reste pas grasse. Pas de sensation de film collant qui donne envie d’attendre avant d’enfiler son maillot. Pas non plus de brillance ni de peau qui transpire davantage dès les premiers kilomètres.


C’est là que Pelotan réussit quelque chose d’important : le produit rend la protection moins pénible. Et quand un produit de protection devient moins contraignant, on l’utilise plus facilement.
Dans mon cas, c’est très concret. Avant, il m’arrivait de ne pas mettre de crème solaire parce que je savais que ça allait coller, et que j’aurais cette sensation de luisance sur la peau. Avec Pelotan, l’application est devenue beaucoup plus un réflexe. Je me suis donc protégée plus souvent.
Bien que je sois normalement plutôt adepte de l’indice 50, je n’ai jamais pris de coup de soleil sur une sortie avec laquelle je m’étais protégée avec Pelotan. J’ai aussi remarqué que je bronzais moins que lorsque je roulais sans protection, signe que la barrière faisait bien son travail dans mon usage.


Le format 100 ml : le plus pertinent pour le vélo
Le spray 200 ml est très bien pour une application à la maison, mais pour emmener de quoi se protéger en cours de route, le format 100 ml est le plus équilibré.
Il reste assez généreux pour ne pas donner l’impression d’un produit miniature, tout en étant facile à glisser dans une sacoche ou une grande poche de maillot. Pour une sortie longue, une journée en itinérance ou une épreuve estivale, c’est le format que je choisirai en priorité.


Il rejoint cette catégorie de produits de protection que l’on emmène vraiment. Sur ce sujet, notre test des crèmes Chamois Butt’r montrait déjà à quel point les petits détails de texture et d’application changent l’usage réel.
Le roll-on Pelotan SPF30 : compact, propre, très pratique en sortie
Le roll-on est le format le plus compact de la gamme, avec 50 ml. Il est plus large qu’un petit tube, mais moins haut, et se loge très facilement dans une sacoche.
Son intérêt est évident : on le fait rouler sur la peau, on étale rapidement, et c’est terminé. Il y a moins de risque d’en mettre partout, et toujours cette absence d’effet gras qui rend l’application agréable.


Pour réappliquer sur les bras, les jambes ou la nuque en cours de sortie, c’est probablement le format le plus malin. Pas besoin de sortir un gros flacon, pas besoin de chercher un point d’eau pour se laver les mains ensuite.
Le roll-on garde la même odeur de noix de coco et le même comportement sur la peau que le spray. Pour le vélo, c’est un format très cohérent, surtout si l’on roule souvent en été ou si l’on part sur des journées exposées.


SPF30 : moins impressionnant que SPF50, mais pas si éloigné
Pelotan peut surprendre si, comme moi, vous avez plutôt le réflexe de chercher de l’indice 50. Pourtant, l’écart brut entre les deux indices est moins important qu’on l’imagine souvent.
Selon les données rappelées par la marque, un SPF30 bloque environ 97 % des UVB (responsables notamment des coups de soleil), et un SPF50 environ 98 %. Le SPF ne se lit donc pas comme une échelle linéaire où un indice 50 serait deux fois plus protecteur qu’un indice 25. Ce spray protège également des UVA (responsables du vieillissement prématuré de la peau).


Cela ne veut pas dire qu’il faut banaliser l’exposition. Le type de peau, l’altitude, l’heure de la journée, la durée de sortie, la transpiration et les zones couvertes changent beaucoup de choses. Pelotan recommande d’appliquer le produit sur peau propre et sèche, 15 minutes avant de sortir, puis de renouveler si besoin.
La marque annonce jusqu’à 8 heures de protection avec une application correcte. Je l’ai personnellement testé jusqu’à 6 heures d’exposition, sans aucun coup de soleil.
Mais mieux vaut garder une lecture prudente : sur une très longue journée, sous fort soleil, mieux vaut réappliquer de quoi se protéger avant les 8h annoncées. Le roll-on prend alors tout son sens.


Une efficacité convaincante, y compris hors vélo
Pendant mes essais, Pelotan a bien fonctionné sur le vélo, mais aussi dans d’autres situations d’exposition. Je l’ai notamment utilisé avec des baignades, et la protection est restée convaincante dans mon usage.
La marque annonce une formule résistante à l’eau et à la transpiration, qui a été très convaincante. Mais là encore, il faut garder du bon sens : après baignade, frottements ou journée très longue, renouveler l’application reste la meilleure approche.


Le vrai bon point : réduire la friction d’usage
Ce que j’ai le plus apprécié avec Pelotan, ce n’est pas seulement la protection. C’est la manière dont le produit retire les petites résistances qui empêchent de se protéger correctement.
Un bon produit de sport ne se juge pas uniquement à sa fiche technique. Il se juge aussi à sa capacité à entrer dans une routine sans créer de gêne. Ici, le spray et le roll-on sont rapides, propres, lisibles, faciles à transporter et agréables à utiliser.


Les packagings sont modernes, clairs, assez sobres. Les formats sont bien pensés pour une pratique extérieure : un grand flacon pour l’application avant départ, un format intermédiaire pour le voyage, un roll-on pour la poche ou la sacoche.
C’est une lecture très simple, mais importante : si le produit est facile à appliquer, on se protège davantage. Et dans mon cas, c’est exactement ce qui s’est passé.
La limite : l’alcool assèche la peau
La formule Pelotan SPF30 contient de l’alcool dénaturé. C’est aussi ce qui participe probablement à cette sensation de séchage rapide et à l’absence de film gras sur la peau.
Mais cette qualité a un revers. Sur plusieurs mois d’utilisation, j’ai remarqué que la peau de mes bras et de mes jambes devenait plus sèche aux endroits où j’appliquais régulièrement le produit.


Ce n’est pas rédhibitoire pour moi sur la protection solaire, parce que le bénéfice d’usage (c’est à dire l’évaporation rapide sans effet gras) reste très net. Mais il faut le savoir, surtout si vous avez déjà la peau sèche ou sensible. Dans ce cas, une vraie routine d’hydratation après les sorties devient importante.
Un autre point m’a intriguée : Pelotan indique qu’un adulte moyen a besoin de 30 à 40 ml de produit par application pour assurer une couverture suffisante. La mention manque de précision, notamment sur les zones concernées. Sur tout le corps, cela pourrait se comprendre. Mais appliqué strictement à un usage vélo ciblé, cela ferait descendre très vite le niveau d’un roll-on de 50 ml…
Dans mon usage, je n’ai jamais appliqué 30 à 40 ml, et j’ai pourtant été bien protégée sur les zones exposées. Mais cette indication mériterait d’être clarifiée par la marque.


Pelotan Après : frais au départ, mais trop irritant
Le troisième produit testé est Pelotan Après, un gel présenté comme un produit de récupération après-soleil et après-entraînement. La formule contient notamment de l’aloe vera, du menthol, mais aussi de l’alcool dénaturé.
À l’application, l’effet frais est immédiat. Le menthol joue clairement son rôle, et l’odeur reste agréable. Sur le papier, l’idée est intéressante : apaiser la peau après l’exposition et apporter une sensation de refroidissement après l’effort.
Mais dans mon cas, le produit ne m’a pas convenu. Après une journée au soleil, ma peau est déjà plus sèche, parfois un peu irritée. Avec Pelotan Après, j’ai ressenti des picotements trop marqués. L’effet frais s’est transformé en sensation d’inconfort.


C’est le seul produit de la gamme qui ne m’a pas convaincue. Je comprends l’intention sportive, avec une formule fraîche et légère, mais pour un après-soleil, j’attends quelque chose de plus doux, plus enveloppant, moins agressif sur une peau qui a déjà été sollicitée.
Là où les protections solaires Pelotan utilisent l’alcool au service d’une vraie qualité d’usage, l’après-soleil m’a semblé moins équilibré. Il pourra peut-être convenir à certaines peaux, mais sur la mienne, les picotements ont pris le dessus.


Ce qu’on retient après plusieurs mois
Pelotan m’a convaincue sur l’essentiel : l’application est rapide, la texture est très agréable, la peau ne colle pas, et la protection a été efficace dans mes conditions d’usage.
Le spray 100 ml et le roll-on sont les deux formats les plus intéressants si vous voulez pouvoir emmener de quoi vous protéger régulièrement sur le vélo. Le format 200 ml sera idéal si vous faites des sorties plus courtes, et que vous laissez votre protection solaire à la maison.
La limite principale vient de la formule à base d’alcool, qui peut assécher la peau.
Sur les protections solaires, je l’accepte parce que le gain d’usage est réel.
Sur l’après-soleil, en revanche, je n’ai pas été convaincue : trop de picotements, pas assez de douceur.
Pelotan réussit donc très bien sa protection solaire sportive. Et c’est déjà beaucoup, parce qu’une bonne protection solaire n’est pas seulement celle qui promet beaucoup sur l’étiquette : c’est celle que l’on applique vraiment avant de partir rouler.








