Les vélos de gravel Nakamura ont su se faire une place à part sur le marché français. En misant sur des montages cohérents, des tarifs agressifs et une distribution grand public, Intersport a progressivement installé sa gamme Allroad parmi les références à surveiller pour qui cherche un gravel abordable, polyvalent et bien équipé.
Après les Allroad 250 et Allroad Team, la marque complète aujourd’hui son offre avec deux nouveaux modèles : les Nakamura Allroad 200 et Allroad 450. Deux vélos qui reposent sur une base commune, mais qui visent deux usages et deux niveaux d’équipement bien distincts.
🚀 En bref :
Nakamura lance deux nouveaux gravel : l’Allroad 200 à 1 199,99 € et l’Allroad 450 à 1 499,99 €, sur une base commune cadre aluminium 6061 T6 et fourche carbone.
L’Allroad 200 vise l’entrée de gamme avec une transmission Shimano Cues 2×10, des roues DT Swiss R470 et un poids annoncé de 11,5 kg en taille M.
L’Allroad 450 monte en gamme avec une transmission Shimano GRX 1×12, des roues Mavic Ksyrium 30, des pneus Schwalbe G-One en 45 mm et un poids annoncé de 10,8 kg.
Avec un prix affiché à 1199,99 €, le Nakamura Allroad 200 devient la nouvelle porte d’entrée de la gamme. L’idée est claire : reprendre l’architecture déjà connue du Allroad 250 pour proposer une version plus accessible, sans remettre en cause les fondamentaux qui ont contribué au succès de la plateforme.


On retrouve ainsi un cadre aluminium 6061 T6 associé à une fourche carbone, avec axes traversants, fixation Flat Mount et plusieurs inserts pour le portage. Sur le papier, cela reste une base sérieuse pour un usage gravel polyvalent, avec une vraie ouverture vers le voyage léger ou le bikepacking.
La géométrie reste orientée endurance, donc pensée pour privilégier la stabilité et le confort plutôt qu’un comportement ultra-nerveux. C’est un positionnement logique sur ce niveau de prix, où l’attente principale porte souvent davantage sur la polyvalence que sur la performance pure.
Pour descendre sous le seuil des 1200 €, Nakamura a évidemment dû faire quelques choix. Le Allroad 200 troque ainsi les roues Mavic Ksyrium 30 du Allroad 250 pour des jantes DT Swiss R470, et abandonne la transmission Shimano GRX 400 au profit d’un groupe Shimano Cues en 2×10 vitesses.
Le passage au Cues n’a rien d’absurde. Cette transmission est pensée pour la durabilité et l’usage quotidien, avec une logique plus utilitaire que sportive. Sur un gravel de ce tarif, cela peut même avoir du sens pour un public qui cherche avant tout un vélo fiable, simple à vivre et capable d’encaisser les kilomètres sans exploser le budget entretien.


Le pédalier en 46/32 dents associé à une cassette 11-39 montre d’ailleurs que Nakamura conserve une vraie polyvalence d’usage. Le vélo doit pouvoir rouler correctement sur route tout en gardant un développement raisonnable pour les chemins vallonnés ou les sorties plus mixtes.
Le freinage reste hydraulique, ce qui est un bon point à ce niveau de gamme. C’est aujourd’hui un élément quasiment indispensable sur un gravel sérieux, surtout pour qui roule toute l’année ou s’aventure sur des terrains plus cassants.
La contrepartie de ces choix se retrouve sur la balance : le Allroad 200 est annoncé à 11,5 kg en taille M, soit environ 700 grammes de plus que le Allroad 250. Rien de dramatique au regard du positionnement du vélo, mais cela rappelle bien qu’on est ici sur une logique de compromis budgétaire plus que d’optimisation.


Reste une question assez simple : le gain tarifaire justifie-t-il les concessions ? Oui sur le papier, puisque le vélo s’affiche 100 € moins cher que le Allroad 250 à son tarif catalogue. En revanche, l’équation devient plus floue quand le 250 passe en promotion à 1099 €. Dans ce cas précis, le modèle supérieur peut devenir plus intéressant, à équipement plus valorisant pour moins cher.
Autrement dit, le Allroad 200 a du sens dans la gamme, mais son intérêt réel dépendra aussi beaucoup des promotions permanentes ou ponctuelles pratiquées sur le 250.
À l’autre bout de cette nouveauté, le Nakamura Allroad 450 vient au contraire enrichir l’offre vers le haut, tout en conservant le même cadre aluminium et la même fourche carbone. Là où le Allroad 200 simplifie la recette, le 450 cherche plutôt à la rendre plus actuelle et plus séduisante pour un usage gravel plus engagé.
La vraie évolution se situe du côté de la transmission. Exit le double plateau : le Allroad 450 adopte un groupe Shimano GRX 12 vitesses en monoplateau, avec pédalier 40 dents et cassette 10-51. Ce choix va dans le sens du marché actuel, où beaucoup de pratiquants gravel privilégient désormais la simplicité d’usage, la lisibilité des développements et la capacité à passer partout plutôt que la polyvalence maximale d’un 2x.


Ce montage donne au 450 une orientation plus claire. Il s’adresse davantage à ceux qui veulent un vélo prêt à sortir de l’asphalte plus souvent, avec une transmission large, moderne et cohérente pour le gravel loisir sportif ou les parcours plus cassants.
Le Allroad 450 conserve les roues Mavic Ksyrium 30, ici montées avec des Schwalbe G-One en 45 mm tubeless ready. Là aussi, le message est assez lisible : on parle d’un vélo qui assume mieux les chemins, avec davantage de volume d’air, plus de confort, plus de grip et une vraie capacité à rouler à basse pression.
Le freinage est confié à des Shimano GRX hydrauliques, avec disque de 160 mm à l’avant et 140 mm à l’arrière.


Autre détail intéressant : la présence d’une patte de dérailleur universelle UDH. Sur un vélo de ce prix, ce n’est pas anecdotique. Cela facilite potentiellement la maintenance et va dans le sens d’une standardisation bienvenue.
Affiché à 1499,99 €, le Allroad 450 devient probablement l’un des modèles les plus intéressants de la gamme en lecture purement technique. À ce tarif, on trouve un cadre aluminium, une fourche carbone, un groupe Shimano GRX 1×12, des roues Mavic Ksyrium 30 et un montage globalement cohérent, pour un poids annoncé à 10,8 kg.


Avec ces deux modèles, Intersport ne bouleverse pas la formule Allroad. L’enseigne affine plutôt sa gamme par le bas et par le haut, avec une lecture plus claire des usages.
Le Allroad 200 vise ceux qui veulent entrer dans l’univers du gravel avec un vélo sérieux, bien équipé sur l’essentiel et financièrement accessible. Le Allroad 450 cherche au contraire à séduire un pratiquant un peu plus averti, ou simplement plus exigeant sur la transmission, le montage pneus et le niveau global d’équipement.
Dans les deux cas, Nakamura continue de faire ce qui a construit le succès de la gamme : proposer des vélos qui ne font pas rêver par le storytelling, mais qui attirent l’attention par leur cohérence tarifaire.
| Pratique | Gravel polyvalent |
|---|---|
| Matériau | Aluminium |
| Assistance électrique | Non |
| Genre | Unisexe |
| Année | 2026 |
| Modèle | Nakamura allroad 200, Nakamura allroad 250, Nakamura allroad 450 |




Avis
Benjamin –
Très sympa ce Allroad 400 en mono. En plus s’il y a la même politique de promotion que sur le 250, il devrait tomber autour des 1300€ ce qui est encore plus une affaire.
C’est juste dommage qu’il garde le vert du 250. Un joli blanc aurait été apprécié.
En même temps, je viens de voir sur le site inter que le allroad 250 a un jumeau allroad Ltd en noir.
Je m’interroge un peu plus sur le positionnement du 200. J’aurais été plus radical en allant chercher les 1100€ pour mieux lisser les prix parce qu’il y a l’entrée de l’entrée de gamme à 500€ et directement derrière le 200 à 1200€ et seulement 100€ de plus le 250, soit même pas 10% sur un montant déjà élevé. Donc qui prendrait le 200 finalement ? Même en promotion, il y aurait toujours les 100€ d’écart (sauf si le 250 est amené à remonter un peu en prix)
Il aurait fallu être plus radicale sur les pneus et roues, mais le positionnement « vélo de gravel léger » aurait été plus perceptible.
EricJ94 –
Il est clair que le 450 propose à tarif ultra intéressant. Je pense qu’il pourrait même être 100 € plus cher.
Le 250 était déjà très bien positionné.
J’avoue ne pas bien comprendre le tarif du 200 pour 100 € de moins. Je pense que 1099 € eut été plus logique. Voir 999 € avec une fourche aluminium et même un mono plateau…
En tout cas, pour le Gravel, bravo Intersport!
Gurvan de Brocéliande –
Une patte de dérailleur Udh avant les grandes marques. Bientôt dans mon garage.
Ewen de Brocéliande –
J’ai pris le carbone en promo, vu l’équipement j’ai pas hésité longtemps.