Avec les Alibi, KOO (créé par la marque Kask) propose une paire de lunettes sportives qui sortent légèrement des standards du marché. Fabriquées en Italie et équipées de verres Zeiss, elles misent sur la légèreté et un design travaillé.
Nous avons testé ici une version blanche mate avec verres bleus “Maratona des Dolomites”, une édition spéciale. Au-delà de l’esthétique, c’est surtout sur le terrain que ces lunettes révèlent leur intérêt… et quelques limites.
Les points forts :
- Fit en deux tailles, rare et pertinent
- Design fin et travaillé, identité marquée
- Légèreté et confort en usage prolongé
- Verres Zeiss + large choix (VLT, photochromique)
À améliorer
- Compatibilité variable selon les casques
- Prix public conseillé élevé
Présentation des KOO Alibi
Les KOO Alibi sont des lunettes de catégorie 3, pensées pour un usage polyvalent, de la route au gravel. Elles sont proposées en deux tailles (M et L), un point encore relativement rare sur ce segment.


Concrètement, cette distinction joue principalement sur la largeur de la monture. En revanche, la longueur des branches reste identique entre les deux tailles : un détail qui a son importance à l’usage.
Le modèle testé ici en taille M s’adresse aux visages fins. Pour celles et ceux qui ont souvent du mal à trouver des lunettes bien ajustées, c’est un vrai avantage.


Côté construction, KOO fait un choix assez épuré : une monture monomatériau, entièrement en plastique rigide, sans inserts en caoutchouc ou éléments antidérapants rapportés. Seules de fines stries en bout de branche assurent le maintien.
Choix des verres : déclinaisons et VLT
Les KOO Alibi sont proposées en 12 déclinaisons, dont 3 versions photochromiques, ce qui permet de couvrir un large éventail d’usages. Les verres sont signés Zeiss, un gage de qualité attendu sur ce type de produit. Ils sont interchangeables, et la monture est compatible avec des clips optiques pour intégrer une correction.
Au-delà des coloris, un point intéressant concerne le VLT (Visible Light Transmission), c’est-à-dire le pourcentage de lumière que laisse passer le verre. Plus le VLT est faible, plus le verre est protecteur en conditions lumineuses.
Sur le modèle testé ici, le VLT est de 11 %, ce qui correspond à une protection assez marquée tout en restant étonnamment exploitable dans la plupart des situations rencontrées à vélo.


Toutes les versions n’offrent pas le même VLT, ce qui permet de choisir en fonction de sa sensibilité à la luminosité et de ses conditions de pratique. Entre verres plus clairs, plus protecteurs ou photochromiques, KOO propose une gamme suffisamment large pour affiner ce paramètre, ce qui est appréciable.
Un design travaillé, entre légèreté et caractère
C’est probablement l’un des points les plus réussis de ces Alibi.
Dès la prise en main, on perçoit une vraie recherche sur les proportions et la finesse du produit. Le verre est relativement fin, avec une découpe qui intègre des angles subtils. Cela donne une silhouette plus dynamique que certaines lunettes très arrondies.
Dans l’esprit, on peut y voir une filiation avec des modèles comme les Oakley Sutro Light Sweep, mais avec un traitement plus anguleux, plus structuré. Ce travail sur les lignes apporte du caractère sans tomber dans l’excès, et permet à KOO de proposer une identité visuelle propre.


Autre point intéressant : les nombreuses combinaisons de couleurs proposées. KOO décline les Alibi dans plusieurs teintes de monture (blanc, beige, bleu…) et différents verres, avec des associations cohérentes. Certaines versions sont pensées pour s’intégrer aux casques KASK, avec des coloris assortis. Un point qui peut faire la différence pour celles et ceux qui attachent de l’importance à leur ensemble casque + lunettes.
Enfin, contrairement à des modèles très typés “vélo uniquement”, les Alibi passent facilement en usage off-bike. Leur format contenu et leur design relativement fin permettent de les porter sans casque sans donner une impression disproportionnée.
Sur le terrain : légèreté et discrétion visuelle
Dès les premières sorties, les Alibi marquent par leur légèreté. Une fois en place, elles se font rapidement oublier, ce qui reste un critère clé sur ce type d’équipement.
La demi-monture (sans contour inférieur) participe à cette sensation de légèreté visuelle. Surtout, elle permet un champ de vision très propre : on ne perçoit ni le bas de la monture, ni le pont de nez. À l’usage, cela apporte un vrai confort.


Les verres catégorie 3 offrent un bon niveau de protection, suffisant dans la grande majorité des situations rencontrées à vélo. Surtout, ils conservent une bonne lisibilité lorsque la lumière baisse (conditions nuageuses, passages ombragés), ce qui en fait un ensemble bien équilibré au quotidien.
Côté ventilation, deux petites ouvertures discrètes sont intégrées en haut du verre. Elles ne se voient quasiment pas, mais remplissent leur rôle : je n’ai eu aucun souci de buée pendant le test.
Maintien et ajustement : efficace, avec quelques dépendances
Le maintien global est bon, à condition d’avoir choisi la bonne taille. Sur un visage fin, la taille M offre un serrage latéral efficace, malgré l’absence de matériaux antidérapants.
C’est d’ailleurs un point intéressant : malgré une construction monomatériau, les lunettes tiennent bien en place, y compris dans des usages plus dynamiques comme la course à pied.
Le système de pont de nez interchangeable joue également un rôle important. Dans mon cas, le pont fourni d’origine ne permettait pas un maintien suffisant. En le remplaçant par un pont un peu plus épais (fourni), la stabilité des lunettes est devenue parfaite.


Les branches, relativement courtes, participent aussi à ce bon maintien. Elles s’intègrent facilement sous le casque et évitent les longueurs excessives derrière l’oreille.
Dans la majorité des cas, cela fonctionne très bien. En revanche, selon la forme du casque, des interactions peuvent apparaître. Par exemple, avec un KASK Protone Icon, les branches venaient en appui sur le système de serrage occipital. Mais ce point reste très dépendant du casque utilisé, de sa hauteur sur la tête, et de votre morphologie.
Avec d’autres modèles (comme un Specialized Evade), aucune gêne particulière n’a été constatée.
À noter également : avec des casques assez couvrants à l’avant, les lunettes peuvent venir très proche (voire frôler) le haut du casque au niveau du front.
Un produit modulable et cohérent
Les verres interchangeables constituent un vrai plus à l’usage. Ils permettent d’adapter les lunettes aux conditions (ou à vos tenues) sans multiplier les montures.
C’est à la fois plus économique et plus cohérent pour une utilisation régulière.
L’ensemble reste dans une logique assez épurée : pas d’effet de style superflu, mais une approche fonctionnelle, avec quelques choix techniques assumés.


Prix et positionnement
Les KOO Alibi sont proposées autour de 180 € pour les versions classiques et jusqu’à 220 € pour les modèles photochromiques.
On est donc sur un positionnement haut de gamme, aligné avec ce que proposent des marques comme Oakley ou 100%.
Dans les faits, on les trouve assez régulièrement autour des 100 € sur certains sites spécialisés, ce qui change sensiblement la lecture du produit.


À ce niveau de prestation, le tarif reste cohérent : qualité optique, design travaillé, choix de tailles et diversité des déclinaisons. Il n’y a pas de faiblesse marquante qui viendrait remettre en cause le positionnement.
Au final, on est moins face à un “bon ou mauvais choix” que face à une question de préférence : design, fit et affinité avec la marque. Les Alibi s’intègrent simplement dans une offre déjà bien installée sur ce segment.
Un design réussi et un fit pertinent pour les visages fins
Après plus d’un millier de kilomètres, les KOO Alibi s’imposent comme une paire de lunettes légère, confortable et bien pensée.
Le design est clairement un point fort, avec un vrai travail sur les formes, les dimensions, et des combinaisons de couleurs bien vues. L’ensemble reste moderne sans être excessif, et suffisamment polyvalent pour être porté au-delà du vélo.
À l’usage, le confort est au rendez-vous, le champ de vision est excellent, et la qualité optique convaincante.




Le seul point de vigilance concerne l’interaction avec certains casques, liée notamment à la longueur des branches. Un détail qui ne posera pas de problème dans la majorité des cas, mais qui mérite d’être vérifié.
Pour le reste, les Alibi constituent une alternative crédible aux modèles plus massifs du marché, en particulier pour les cyclistes à la recherche d’un fit adapté aux visages fins et d’un design plus affirmé.
















Une réponse
Pas fan des 3 points blancs autour du support nasal.
Et Le prix public officiel me paraît exagéré, malgré le choix de la largeur qui est une très bonne chose, mais ne justifie pas le prix puisqu’on en achète qu’une largeur.
Peut-être les verres ?
Maintenant que je connais Julbo (les « versions Giant » offrent un super rapport qualité prix), je privilégie perso le made in France.
Bon test comme toujours…