Les lunettes connectées reviennent régulièrement sur mon bureau, et pour être honnête, certaines m’ont plus donné envie de les ranger que de les tester. Mais Ontrack, jeune marque française, promet une approche simple : du son, un micro, une ergonomie pensée pour le sport, sans tomber dans la surenchère technologique.
Après plusieurs sorties à vélo et quelques footings, voici ce que valent vraiment ces Ontrack Sport.
Les points forts :
- Autonomie solide
- Prix compétitif
- Produit évolutif
À améliorer
- Intégration technologique un peu “massive”
- Bouton trop petit
Design & finitions : discrètes… Jusqu'à ce qu’on regarde les branches
La première impression est plutôt positive : les lunettes se positionnent bien, restent confortables et affichent un look assez polyvalent. Rien d’extravagant, on peut les porter au quotidien sans ressembler à un prototype du CES.
Mais dès qu’on regarde la partie “techno”, la discrétion s’effrite un peu.
Les haut-parleurs et le module audio intégrés dans les branches manquent de finesse. Ce n’est pas grossier au point d’être rédhibitoire, mais Ekoï ou Chamelo (que j’ai testées récemment) font clairement mieux en termes d’intégration.
Le poids annoncé (puis vérifié) est de 56 g, ce qui reste largement acceptable pour des lunettes connectées, et les verres polarisés catégorie 3 assurent une protection standard pour un usage vélo.
Dans la boîte : un étui rigide bien fini, une microfibre, deux petits embouts siliconnés (on en reparle plus bas), un guide rapide et le câble de recharge propriétaire magnétique. Simple, efficace, rien à redire.
Prise en main & ergonomie : un bouton minuscule, surtout en hiver
Les Ontrack Sport disposent d’un unique bouton physique situé sur la branche droite.
Le concept est simple :
- un appui → lecture / pause
- deux appuis → piste suivante
- trois appuis → piste précédente
- réponse / raccrocher pour les appels
Ça fonctionne, mais le bouton est vraiment petit. Avec des gants d’hiver, autant viser une punaise dans un champ de cailloux : vous raterez une fois sur deux. Pas de surface tactile, pas de commandes vocales, juste ce bouton. Minimaliste… Parfois trop.
Côté connectivité, le Bluetooth 5.3 offre une liaison stable, et l’appairage est immédiat.
Il m’est arrivé d’avoir quelques déconnexions après une pause prolongée mais c’est des choses qui arrivent sur iPhone avec des appareils tiers.
L’autonomie annoncée de 8 h correspond à ce que j’ai constaté sur le terrain.
Test terrain : un bon son, une bonne tenue, mais quelques limites face au vent
Sur le terrain, les Ontrack Sport m’ont surpris.
Le maintien est excellent, autant à vélo qu’en course à pied. Rien ne bouge, même quand on transpire, ce qui n’est pas le cas de toutes les lunettes audio.
Le son est agréable et largement suffisant pour écouter un podcast ou une playlist.
En revanche, face à un vent de face à plus de 30 km/h, la limite arrive vite :
- Oakley Meta Vanguard restent la référence, nettement plus puissantes.
- Ontrack reste au-dessus de la plupart des écouteurs à conduction osseuse… Ce qui est déjà un bon point.
Un petit accessoire change toutefois la donne : les embouts silicone fournis, qui réorientent le son vers l’oreille.
Ce n’est pas très esthétique, mais c’est diablement efficace à vélo.
Et la loi dans tout ça ?
Depuis 2015, la réglementation française interdit l’usage d’écouteurs, casques audio et oreillettes en conduisant un véhicule, vélo compris. L’amende prévue est de 135 €. Article R412-6-1 du Code de la route.
Mais qu’en est-il des dispositifs « open-ear » comme ces lunettes Ontrack ?
La loi ne les mentionne pas explicitement. En théorie, tout appareil « susceptible d’émettre du son porté à l’oreille » peut être concerné.
En pratique, ces technologies laissent l’oreille dégagée et permettent d’entendre l’environnement extérieur. Elles se situent donc dans une zone grise juridique, rarement sanctionnée à ce jour.
À l’international, la situation varie : certains pays interdisent tout dispositif audio, d’autres l’autorisent tant que le cycliste reste attentif (ex. Allemagne, États-Unis selon les États).
Grâce aux quatre microphones et à la réduction de bruit embarquée, la qualité d’appel est satisfaisante pour un usage occasionnel. Rien d’exceptionnel, mais largement utilisable.
Les verres polarisés de catégorie 3 suffisent pour une pratique occasionnelle, même si j’ai constaté quelques reflets sur les côtés. Toutefois, je n’ai jamais eu de buée sur les verres, plutôt un bon point pour les sorties hivernales.
Mon avis sur ces lunettes Ontrack
Les Ontrack Sport sont de bonnes lunettes connectées, sans prétention excessive, et qui répondent plutôt bien aux besoins pour lesquels elles ont été conçues : pouvoir écouter de l’audio pendant nos séances de sport.
Elles ne jouent pas dans la même cour que les Oakley Meta Vanguard en matière de puissance sonore ou de finition, mais elles ne boxent pas non plus au même prix.
🔊 Audio immersif • 🔋 8h d’autonomie • 🕶️ Verres polarisés
C’est un choix cohérent pour le vélotaf, les sorties tranquilles, la course à pied ou les sports outdoor, surtout si vous cherchez un produit simple, efficace et sans oreille bouchée.
La marque évolue vite, les mises à jour sont régulières, et un nouveau modèle (plus coloré et bientôt photochromique) arrive via Ulule. Un signe que la gamme se structure, et qu’Ontrack écoute ses utilisateurs.
Une alternative à considérer pour les sportifs occasionnels ou multisport qui veulent du son, sans couper leur environnement sonore.