VeloToze, c’est le type de marque que beaucoup connaissent déjà sans forcément l’avoir vraiment testée. Leurs surchaussures sont devenues une référence sous la pluie, notamment en course, avec une promesse simple : garder les pieds au sec, coûte que coûte.
Sur le papier, difficile de faire plus efficace. Dans les faits, cette approche très radicale soulève aussi pas mal de questions dès qu’on sort d’un usage pur performance.
Nous avons donc pris le temps de rouler avec plusieurs produits de la marque : surchaussures en latex et en silicone, et gants gravel, pour voir ce que cette réputation vaut réellement une fois confrontée à un usage normal.
Les points forts :
- Étanchéité très efficace sous la pluie
- Ajustement parfait, effet seconde peau
- Version silicone beaucoup plus simple à enfiler
À améliorer
- Humidité interne liée à la transpiration
- Enfilage difficile sur le modèle latex
1. Surchaussures VeloToze Road 2.0 en latex
On ne présente plus les surchaussures VeloToze. Avec les Tall Road 2.0, le choix du latex donne un produit très fin et très souple, qui vient littéralement épouser la chaussure. Il n’y a pas de zip, pas de velcro, pas d’élément superflu : une fois en place, la surchaussure forme une sorte de coque étanche continue entre le pied et l’extérieur.
Le rendu est propre, même si le coloris blanc tire légèrement vers un blanc jaunâtre, pas forcément très esthétique.


C’est clairement ici que le produit devient exigeant. L’enfilage demande du temps, de la force, et un peu de méthode. Même avec du talc, il faut tirer sur la matière pour faire passer le pied puis la chaussure, ce qui n’est pas très rassurant. On sent que le matériau travaille, et la crainte de l’abîmer est bien réelle. On pique déjà une petite suée avant d’aller rouler!


Une fois en place en revanche, le maintien est très bon. La surchaussure se plaque bien au niveau du mollet, sans flottement. Il faut simplement respecter une règle importante : le latex doit être directement au contact de la peau, avec la chaussette quelques centimètres dessous, sinon l’eau finira par rentrer par capillarité.


Sous la pluie, l’eau ne pénètre pas, mais glisse sur la surface, et la chaussure reste protégée. Sur ce point, la promesse est tenue.
Mais cette étanchéité totale a une conséquence directe : la transpiration ne peut pas s’évacuer. L’humidité reste enfermée à l’intérieur, et au fil des kilomètres, les pieds finissent par être mouillés.
Ce n’est donc plus la pluie qui pose problème, mais ce qui vient de l’intérieur. Sur une sortie courte, cela reste acceptable. Sur une sortie plus longue ou par temps froid, cela devient beaucoup plus discutable. Contrairement à ce que laisse entendre la fiche technique, ce n’est pas forcément une solution pertinente quand les températures chutent, surtout si vous transpirez des pieds.


Une surchaussure en latex très efficace contre la pluie, mais difficile à enfiler, et dont les limites apparaissent dès que l’humidité interne entre en jeu.







C’est justement cette complexité à l’enfilage que vient solutionner Vélotoze avec son modèle en silicone…
2. Surchaussures route VéloToze, en silicone avec boutons pression
Le modèle en silicone reprend la même idée générale que celui en latex, mais avec quelques ajustements bienvenus. Le matériau (silicone) est un peu plus épais, mais beaucoup plus souple. La couleur blanche ne présente pas cet effet jauni qu’on retrouve sur le modèle en latex, et est plutôt translucide une fois en place.
L’ajout des boutons pression sous la chaussure est le vrai point de rupture par rapport au modèle latex. C’est un détail en apparence, mais qui transforme complètement l’expérience.


L’enfilage devient nettement plus simple puisque tout le bas de la surchaussure peut être ouvert. On enfile d’abord la surchaussure (en chaussettes), on positionne correctement la partie haute sur le mollet, puis on enfile la chaussure et on place correctement la surchaussure par-dessus, avant de refermer les boutons sous la semelle. Le geste est plus logique, plus fluide, et surtout beaucoup moins contraignant.
On ne lutte plus avec la matière, et on ne craint plus de l’abîmer à chaque utilisation. C’est un point important, puisque c’était le principal défaut du modèle en latex.


Sur la route, rien ne bouge. Les boutons restent en place et ne s’ouvrent pas, même en posant le pied à terre.
Sur la protection, on retrouve le même comportement que sur le latex. L’eau reste à l’extérieur, sans difficulté particulière. De ce point de vue, les deux produits sont équivalents.
La différence se joue plutôt sur le confort d’usage. Le fait de pouvoir les mettre et les enlever facilement change concrètement la manière dont on les utilise. On hésite moins à les sortir, et on les intègre plus facilement à notre équipement en cas de pluie.
En revanche, la question de la transpiration reste entière. Comme avec le latex, l’humidité interne finit par s’accumuler. Les pieds ne sont pas mouillés par la pluie, mais ils ne restent pas secs pour autant.


Les Velotoze silicone sont une version plus aboutie des surchaussures VeloToze, qui conserve l’efficacité contre la pluie, tout en corrigeant la difficulté d’enfilage. Le défaut de l’humidité interne lié à la sueur et la condensation, lui, reste présent puisque le silicone n’est pas non plus une matière respirante.























Une réponse
En fait, c’est mission impossible d’avoir les pieds au sec et plus généralement le corps au sec sous de grosses pluies, parce qu’une matière qui soit aussi étanche que le silicone ou le latex, mais qui respire pour évacuer la transpiration, cela n’existe pas.
Par grand froid, si le temps est sec, le mieux est une bonne paire de chaussettes, sans trop serré ses chaussures et ne pas oublier de bouger ses doigts de pieds de temps en temps pour faire circuler le sang.