C’est une situation suffisamment rare pour être soulignée : en 2026, l’équipe Unibet Rose Rockets roulera officiellement sur deux marques de vélos différentes selon les disciplines.
Les vélos de route seront fournis par Rose Bikes, nouveau partenaire titre de l’équipe, tandis que les contre-la-montre seront disputés sur des Ridley Dean Fast Disc.
Un cas qui n’est pas inédit dans l’histoire récente du peloton, mais qui se distingue cette fois par un point essentiel : la transparence. L’équipe ne cherche ni à masquer ni à maquiller la réalité. Elle l’assume publiquement.
Pourquoi Ridley pour le contre-la-montre ?
La raison est simple et factuelle : Rose ne dispose pas encore d’un vélo de contre-la-montre homologué prêt pour un usage WorldTour / ProTeam.
Plutôt que de bricoler une solution temporaire ou de forcer un développement précipité, l’équipe a fait le choix d’un cadre déjà éprouvé au plus haut niveau : le Ridley Dean Fast Disc.
Ce type de compromis a déjà existé dans le peloton. On pense notamment aux cadres Specialized Shiv utilisés par TotalEnergies alors que l’équipe était officiellement associée à Enve, avec, à l’époque, un habillage discret mais connu de tous.
La différence ici est nette : rien n’est dissimulé, tout est annoncé clairement.
Un signal intéressant envoyé au peloton
Ce choix dit beaucoup de la philosophie actuelle des Rockets. L’équipe ne se construit pas autour d’un discours marketing figé, mais autour d’une logique d’usage et de performance.
Assumer publiquement l’utilisation de deux marques montre aussi une certaine maturité dans la relation avec les partenaires : Rose n’est pas présenté comme un fournisseur “clé en main”, mais comme un acteur engagé dans un projet en construction.
C’est d’autant plus cohérent que le nouveau vélo de route Rose utilisé par l’équipe n’est pas un simple modèle catalogue. Il s’agit d’une machine encore non dévoilée officiellement, pensée dès le départ pour un usage pro, et appelée à évoluer.
Le nouveau vélo Rose : un projet encore sous embargo, mais déjà très observé
On y découvre un vélo très marqué par les standards actuels du peloton : lignes aérodynamiques affirmées, intégration totale du cockpit, tubes massifs mais maîtrisés, et un poids qui reste contenu malgré l’orientation performance.
Dans sa configuration actuelle, la machine affichée est annoncée autour de 7,2 kg, avec capteur de puissance et roues haut profil. Un chiffre crédible, qui replace clairement ce futur Rose dans la catégorie des vélos “tout-terrain modernes” : rapides sur le plat, rigides, mais pas exclusivement typés sprinteur.
On sent surtout un vélo conçu pour un usage professionnel réel, pas un exercice de style destiné à cocher des cases marketing.
Cette double monte Rose / Ridley raconte quelque chose d’intéressant sur l’évolution du cyclisme pro. Les équipes récentes, issues de projets plus ouverts et moins verrouillés que les structures historiques, semblent plus enclines à assumer la réalité technique plutôt qu’à la travestir.
Pour Rose, c’est aussi une posture intelligente : ne pas précipiter un vélo de contre-la-montre tant que le produit n’est pas prêt, tout en capitalisant sur une visibilité maximale sur la route.
Reste maintenant à voir quand Rose dévoilera officiellement son futur vélo de contre-la-montre.
Crédits photos & vidéo : @rocketscycling









