Rédigé avec ❤️ par
Hugo
Après avoir renouvelé son Grizl carbone l’an dernier, Canyon s’attaque désormais à la version aluminium avec une nouvelle génération du Grizl AL qui semble vouloir pousser encore plus loin la logique du gravel “utilitaire” moderne.
Et honnêtement, difficile de ne pas reconnaître que Canyon continue de très bien comprendre le marché.
Parce qu’au fond, ce nouveau Grizl AL ne cherche pas à impressionner avec des solutions spectaculaires ou des innovations tape-à-l’œil. À la place, la marque allemande mise surtout sur quelque chose de beaucoup plus difficile à réussir : un vélo cohérent.
Un vélo capable d’être utilisé pour partir plusieurs jours, rouler vite le week-end, commuter la semaine ou simplement découvrir les chemins sans se compliquer la vie.
🚀 En bref :
Canyon renouvelle enfin son Grizl aluminium avec un cadre plus léger et davantage de points de fixation.
Le vélo reste cohérent : simple, pratique, facile à entretenir et plutôt agressif sur les prix.
Avec un tarif démarrant à 1299 €, Canyon continue de viser très juste sur le segment gravel aventure accessible.
La grosse évolution concerne évidemment le cadre.
Canyon annonce un nouveau châssis aluminium plus léger de 120 grammes par rapport à l’ancienne génération, avec une finition revue et surtout énormément de points de fixation.
On retrouve des mounts un peu partout sur le vélo :


Clairement, Canyon pousse encore davantage le Grizl vers l’aventure et le voyage léger.
Mais ce qui est intéressant ici, c’est surtout la philosophie globale du vélo.
Là où énormément de marques cherchent aujourd’hui à rendre tous leurs gravel premium, ultra intégrés et parfois inutilement complexes, Canyon prend quasiment la direction inverse.
Le premier élément qui saute aux yeux, c’est l’absence d’intégration complète de la câblerie.
En 2026, c’est presque devenu rare sur un vélo fraîchement lancé. Même certains gravel aluminium à moins de 2000 € commencent désormais à intégrer totalement les durites et gaines.
Ici, Canyon fait un autre choix.
La câblerie reste externe et relativement accessible.
Alors forcément, visuellement, certains trouveront ça moins moderne ou moins premium. Et honnêtement, on peut comprendre ce point de vue.
Mais dans la réalité, pour un vélo pensé pour voyager, rouler loin ou être entretenu facilement, ce choix garde énormément de sens.
Parce qu’un poste de pilotage entièrement intégré, c’est souvent :


Canyon semble donc avoir privilégié la simplicité mécanique plutôt que l’effet “wahou” showroom.
Et finalement, c’est assez cohérent avec l’ADN historique du Grizl.


En revanche, l’absence totale de stockage interne est probablement le point qui surprendra le plus.
Parce qu’aujourd’hui, même des vélos aluminium commencent progressivement à intégrer des solutions de rangement dans le tube diagonal.
Ce n’est plus réservé au très haut de gamme.
Et sur un vélo clairement orienté aventure, bikepacking et longues sorties, on aurait pu imaginer Canyon franchir ce cap.
D’autant que la concurrence évolue rapidement sur ce sujet.
Alors oui, le Grizl AL compense avec énormément de fixations et une vraie compatibilité bagagerie. Mais malgré tout, ce petit espace de rangement intégré devient progressivement quelque chose que beaucoup de pratiquants apprécient réellement au quotidien. L’absence n’est pas dramatique, loin de là. Mais c’est probablement le point où le vélo paraît le plus conservateur.
Canyon conserve en revanche ce qui faisait déjà une partie de l’identité du Grizl : de gros dégagements pneumatiques.
Le vélo est livré d’origine avec des pneus de 45 mm, mais accepte jusqu’à 54 mm.
Le Grizl, lui, continue clairement d’assumer sa position de gravel aventure capable d’aller très loin hors de l’asphalte.


Le reste de la fiche technique suit exactement cette logique pragmatique.
Canyon conserve :


Dit comme ça, ça peut presque sembler banal. Mais justement.
Dans un marché où certaines marques complexifient énormément leurs vélos avec des standards propriétaires partout, Canyon semble ici vouloir construire un vélo que l’on peut réellement garder longtemps, réparer facilement et faire évoluer sans difficulté.
Là où Canyon reste particulièrement fort, c’est évidemment sur le pricing.
Le Grizl 5 démarre à 1299 € avec :


Alors oui c’est plus cher qu’un gravel Nakamura, mais le concept a malgré tout été poussé plus loin.
Puis :
Ce nouveau Grizl AL résume assez bien l’évolution actuelle du gravel.
On sent que Canyon ne cherche plus uniquement à faire un vélo “tendance”, mais plutôt un vélo réellement utilisable longtemps.
Alors oui, certains regretteront l’absence de câblerie intégrée ou de stockage interne. Et ce sont des critiques parfaitement légitimes en 2026.
Mais à l’inverse, beaucoup de pratiquants apprécieront probablement ce retour à quelque chose de plus simple, plus robuste et plus facile à vivre.
Finalement, c’est peut-être justement ce qui rend ce Grizl AL intéressant aujourd’hui.
| Pratique | Gravel polyvalent |
|---|---|
| Matériau | Aluminium |
| Assistance électrique | Non |
| Genre | Unisexe |
| Année | 2026 |
| Modèle | Canyon Grizl 5 (2026), Canyon Grizl 6 (2026), Canyon Grizl 7 ESC (2026) |


Avis
Xcid –
Bonjour ! Je (re-)découvre le vélo à 50 ans et sauf erreur de ma part, il me semble impossible d’acheter des vélos Canyon chez des vélocistes ? Je me demande donc comment faire réparer ou réviser facilement ce genre de vélo. Pour avoir acheté un Scott chez un revendeur Scott, je n’ai pas pu faire monter mon système Tailfin car le « chef de l’atelier » a prétexté que cela n’avait pas été acheté en magasin… et ne connaissant pas la fiche technique de l’axe Tailfin, ne voulait pas engager sa responsabilité (vis-à-vis de la sécurité). Il y a bien des ateliers partenaires mais pas forcément à côté. Je suis un peu stupéfait.
Hugo –
Bonjour, merci pour votre message. En effet Canyon vend uniquement en ligne mais propose désormais un réseau de magasins partenaires relativement dense. Et malgré ça, beaucoup de vélocistes pas encore listés acceptent de réparer des Canyon. Je vous conseille de changer de vélociste. 🙂
Pierre –
Pour une chaîne qui s’appelle gravelpassion, ça manque cruellement de photo et de détail cet article. Et niveau caractéristiques du vélo autant ne rien mettre….car la y a 0 infos. C’est dommage.
Hugo –
Bonjour Pierre, il ne s’agit pas d’un test, on ne peut donc mettre que les photos que nous avons à disposition, ainsi que le peu d’informations qui nous sont souvent envoyées quelques heures avant la sortie officielle.
Damien –
Les problèmes vont commencer quand on voudra changer la potence qui me semble tout sauf standard sur les grizl 5 et 6. Et c’est sans doute la première chose qu’on voudra changer pour ajuster son « fit ».
Sinon j’ai du mal à comprendre le positionnement tarifaire du grizl 6. On gagne une vitesse pour 500 euros de plus, et rien d’autre a priori? Alors qu’en passant du 6 au 7, pour 200 euros de plus on a du GRX600/800, des roues DT Swiss G1800, une tige de selle VCLS (200 euros au détail), le cintre full mounty (350 euros au détail)… Et pour finir, si on veut du GRX sans full mounty, ce n’est pas possible.
Lowren –
Holà, moi, je ne veux pas le groupe CUES ( Grizl 5) : il faudrait dépenser 500€ de plus pour un monoplateau SRAM.
Celà dit, est ce que des lecteurs ont déjà testé et comparé une transmission CUES vs GRX ? j’aurai préféré un GRX 400 par exemple pour le Grizl 5.
Jérôme –
Le système Cues est très bien, moins cher, durable et aussi efficace que GRX… Victime du marketing ! D’ailleurs lire que l’intégration est la norme et qu’un rangement interne également, ce n’est pas ce que je constate. Et ce n’est pas surprenant que l’industrie du cycle fait marche arrière. Ils ont trouvé des pigeons pour acheter des Gravels très sophistiqués, irréparables pour les clients, ils ont été jusqu’à parler d’aéro et de Race (course pour les français…) !!! Et ils trouvent toujours des clients et journalistes pour faire l’éloge de ces inventions marketing inutiles !
Dans cette France (et Europe) où l’on ne se soigne plus, où l’on se déplace moins, où l’on saute un repas, certains achète des vélos à 5000€ alors que la majorité souhaite un vélo simple, pas cher, facile à entretenir soi-même. La base. Le vélo est le véhicule du Peuple pauvre et l’industrie du cycle ne devrait jamais l’oublier sinon ils couleront comme nombres marques françaises jadis.