Deda TT314 : transformer un cockpit monobloc en setup “tri / ultra” en 5 minutes

Depuis quelques mois, je teste un concept que l’on voyait surtout chez des marques plus « indé » qui capitalisaient sur leur maîtrise de l’impression 3D : un système de prolongateurs pensé pour les cockpits monoblocs intégrés, là où, historiquement, ça se termine souvent en bricolage, en compromis… Ou en renoncement.

Notre avis (en bref) sur 👇
Deda Clip-on TT 314
✔︎ EN STOCK
Noté 4.2 sur 5
"Une intégration propre et (presque) universelle"
VOIR L'OFFRE →

⏱️ Rapide à installer • 👀 Compatible avec différentes marques

Les points forts :

À améliorer

Deda a clairement décidé d’industrialiser l’idée avec le TT314 : un adaptateur (clip-on) qui vient se greffer sur la partie supérieure aero d’un cintre intégré.

Au départ, la logique était surtout de couvrir leurs propres cockpits carbone, mais l’ambition est limpide : ouvrir la compatibilité à de plus en plus de références (Canyon, Ridley, Scott, Giant, Pinarello, etc.).

Et sur le papier, c’est exactement le genre de produit qui peut rendre service à deux profils très concrets : ceux qui veulent basculer ponctuellement en position “triathlon”, et ceux qui cherchent un setup ultra distance plus reposant sans changer de vélo.

Mais est-ce que c’est vraiment aussi propre, stable et “plug and play” que promis… Et est-ce que ça vaut le prix demandé ?

Une pièce au centre de tout

Avant même de parler des prolongateurs, le cœur du système, c’est le TT314. Deda utilise un clip composite imprimé en 3D (c’est lui qui épouse la forme aero du cockpit), associé à des entretoises et plaques en aluminium 6061.

Sur le principe, c’est intelligent : on garde une pièce “sur-mesure” côté contact avec le cintre, et on met du standard robuste là où ça doit encaisser.

Dans mon cas, l’intégration est franchement réussie sur ce cockpit Alanera RS.

Visuellement, ce n’est pas un bricolage avec un collier universel qui vient massacrer une section aero : ça fait « système », pas « rustine”. Et surtout, une fois serré, ça inspire confiance. Je n’ai jamais eu cette sensation désagréable de composant qui vit sa vie sur le vélo dès que la route se dégrade.

Petit détail important : Deda fournit un film de protection (en double exemplaire). Ce n’est pas glamour, mais c’est exactement le genre de chose qui change tout sur un cockpit carbone : ça protège, et ça facilite l’installation / le retrait sans marquer.

Rapide à installer mais un peu moins rapide à vivre au quotidien

Deda annonce une installation en 5 minutes, et honnêtement, ce n’est pas du marketing hors-sol : l’installation est réellement rapide… À une condition.

Il faut démonter le support compteur GPS pour mettre en place le TT314. Et c’est là que j’ai un petit regret : si vous faites partie des cyclistes qui montent et démontent leurs prolongateurs selon les sorties (un jour route classique, un jour longue distance), vous allez perdre quelques minutes à chaque fois juste sur ce point.

Ce n’est pas dramatique, mais c’est exactement le genre de micro-friction qui fait qu’un produit finit soit utilisé tout le temps… Soit rangé dans un tiroir après l’euphorie des deux premières sorties.

Côté réglages, le kit de base arrive avec une entretoise inclinée de 60 mm / 30°. Dit comme ça, ça peut paraître très haut, et oui, ça relève clairement le stack.

Mais c’est justement ce qui le rend intéressant pour une conversion “route → tri / ultra” : on reste dans quelque chose d’aéro, mais plus accessible et surtout plus durable niveau confort.

J’ai connu l’époque où l’on cherchait à poser les coudes au ras du cintre : très bien pour la photo, moins bien pour tenir des heures.

Et si le 60 mm /30° ne colle pas, Deda a prévu des options : des hauteurs disponibles séparément (20, 40, 80, 100, 120 mm) et des entretoises inclinées (10°, 15°, 20°, 25°) pour affiner.

C’est un bon point : ce type de produit n’a de valeur que s’il laisse une vraie marge de fitting.

Dernier élément lié à l’ergonomie : les repose-bras offrent une plage d’ajustement annoncée de 115 à 165 mm, avec un setback de +/- 15 mm. En clair, vous avez de quoi trouver une position cohérente sans être bloqué par un réglage au millimètre près.

Sur le terrain : stable, rassurant, et pensé pour rouler longtemps

J’ai roulé ce setup en usage ultra distance, et c’est là qu’il a le plus de sens. Une fois en place, rien ne bouge. Pas de torsion gênante, pas d’effet “spongieux” quand on appuie un peu, pas de bruit parasite : c’est net, rigide, et ça donne confiance.

Garde-boue, sacoche, prolongateurs,... L'ensemble n'est pas très esthétique mais diablement efficace pour les longues sorties hivernales !

Évidemment, il faut trouver ses réglages. Comme toujours avec des prolongateurs, la première sortie sert surtout à comprendre où vous avez envie de poser vos coudes, quel angle vous tolérez, et combien de temps vous pouvez réellement tenir en position. Mais une fois calé, le système fait exactement ce qu’on lui demande : il vous offre une position plus reposante, plus constante, et souvent plus efficace sur la durée.

Ça devrait vous intéresser 👇
→ Bikefitting : pourquoi faire une étude posturale vélo ?

J’ai reçu avec le TT314 les Parabolica Pro (plutôt entrée de gamme chez Deda). Ils sont en aluminium, donc oui, ils pèsent leur poids et ne joueront pas la carte du gramme. Mais leur forme n’est pas juste un tube droit : c’est légèrement travaillé, ce qui rend l’appui des poignets plus naturel et, au final, plus tolérable sur plusieurs heures. Ils ne sont ni trop courts ni trop longs, et la plage de réglage permet de trouver des repères sans se sentir enfermé.

Mon ensemble complet (TT314 + Parabolica Pro + accessoires) affiche environ 900 g dans ma config. Ce n’est pas léger, mais ce n’est pas le sujet : le jour où vous montez ça, vous choisissez le confort et l’efficacité sur la durée, pas la chasse aux grammes.

Là où je suis plus critique, c’est sur les mousses. Elles sont fournies, mais fixées via du double-face, pas via un scratch. Et comme les vis de réglage passent sous ces mousses, vous avez intérêt à être sûr de votre position avant de coller quoi que ce soit. J’aurais largement préféré un système à scratch : plus pratique, et plus logique pour un produit qu’on est censé ajuster.

Autre détail de finition : pas de bouchons livrés pour fermer proprement les extrémités, ni de petite mousse dédiée pour les bouts de prolongateurs. Ce n’est pas dramatique, mais à ce niveau de prix, j’aime quand tout est pensé jusqu’au bout. De mon côté, j’ai mis un bout de ruban de cintre pour une finition plus propre… Mais je préfère quand je n’ai pas à le faire.

L’intérêt, c’est la compatibilité (et Deda joue sa carte)

Ce type de solution existait déjà chez des marques qui misaient sur l’impression 3D et des approches “atelier”. La différence avec Deda, c’est la volonté de créer un écosystème : un adaptateur qui se décline selon les cockpits (avec des références dédiées), et une compatibilité annoncée avec leurs extensions (Jet2, Fast Pro, Parabolica, etc.).

Sur le terrain, ce positionnement “système” est pertinent. Si vous avez un cockpit intégré moderne, vous êtes exactement la cible. Et si DEDA continue d’élargir la liste des compatibilités, le TT314 peut devenir une solution assez évidente pour plein de vélos haut de gamme qui, sinon, restent difficiles à convertir proprement.

Pour qui, pourquoi, et est-ce que je le garderais ?

Le Deda TT314, c’est typiquement le genre de produit qui ne parle pas à tout le monde… Mais qui, pour la bonne cible, devient presque évident. Si vous avez un cockpit intégré aero et que vous voulez une solution propre, stable, rassurante pour ajouter des prolongateurs en mode triathlon ou ultra distance, c’est l’une des approches les plus cohérentes que j’ai testées.

Deda Clip-on TT 314
Noté 4.2 sur 5
"Une intégration propre et (presque) universelle"

⏱️ Rapide à installer • 👀 Compatible avec différentes marques

Ce que j’aime, c’est que ça ne cherche pas à vendre du rêve : ça cherche à résoudre un problème très concret avec une intégration intelligente (clip imprimé 3D + structure alu), une compatibilité qui s’élargit, et un comportement sur route qui donne confiance.

Certes, il faudra démonter le support GPS et accepter un tarif relativement élevé pour l’ensemble.

Mais si votre objectif, c’est de tenir des heures en position sans vous détruire le haut du corps, et de le faire avec un montage propre sur un cockpit intégré, le TT314 coche beaucoup de cases. Et une fois qu’on y a goûté sur une longue sortie… Difficile de revenir en arrière.

Vous avez apprécié ce guide ?
5/5 - 4 ♥️
Ce qu'en pensent nos lecteurs
💬 Lire ou réagir →
Partagez cet article !
Facebook
WhatsApp
Email
Hugo
HugoFondateur & testeur passionné
Véritable passionné de vélo depuis qu'il a 11 ans, Hugo est l'auteur du livre "C'est Gravel" et du média Gravel Passion qu'il a fondé en 2021. Depuis, il transmet avec expertise, sa passion à plus d'1 million de cyclistes chaque année.
📕 Poursuivez votre lecture 100% vélo 👇

Test Zéfal Adventure : la pompe compacte qui se prend pour une pompe à pied ?

Test du Coospo TR70 : un radar arrière sérieux à prix contenu ?

Origine Théorème GR Ultra : un vélo pour les courses d’ultra-distance engagées

Gamme hiver Velocio ZERO : ambition thermique élevée, réalité plus contrastée

Chaussures S-Works Recon : quand la performance route s’invite en SPD

Prymahl Vega C45X : notre test des roues gravel haut de gamme

🤑 Les meilleurs codes promos en mars 2026

Strava

🤑 -20%
🏷️ Code GP20
🟢 Actif

Rouvy

🤑 1 mois offert
🏷️ Code GRAVELPASSION
🟢 Actif

Elite Wheels

🤑 -15%
🏷️ Code GP15
🟢 Actif

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription est confirmée.

Rejoignez la Tribu Gravel !

1re communauté WhatsApp 🇫🇷 | 10k+ membres

✔︎ En validant ce formulaire, vous acceptez de recevoir nos e-mails. Désinscription en 1 clic.

🍪 Nous utilisons des cookies afin de vous accompagner pendant votre visite (mais aussi pour éviter toute fringale !)