Le toe overlap concerne beaucoup de cyclistes. Le monde du gravel ne fait pas exception avec l’évolution des géométries des gravel, orientées race, et donc plus compacte à l’avant. Avoir le pied qui touche la roue avant dans les virages ou à l’arrêt à un feu, c’est un coup à faire une chute « bête », et très désagréable. Mais alors d’où vient ce phénomène et comment s’en débarrasser ? On vous explique tout ce qu’il faut savoir sur le toe overlap et sur les solutions possibles pour pallier ce désagrément.
Toe overlap, c'est quoi exactement ?
On parle de toe overlap pour désigner le fait que votre pied touche la roue avant dans un virage serré ou à basse vitesse (en faisant du sur-place par exemple).
C’est un problème courant sur certaines géométries et tailles de gravel, notamment quand l’angle de la fourche est plutôt serré. En effet, c’est plus commun sur les gravel bike qui disposent d’une géométrie « race » où l’on recherche la réactivité avant tout. Cela arrive souvent sur les plus petites tailles de cadre (XS, S,..). Le toe overlap peut être accentué en fonction de la longueur de la manivelle, de la taille de vos pneus, de votre pointure ou encore de la position de vos cales.
Comme vous pouvez l’imaginer, le toe overlap en gravel est tout sauf pratique puisqu’il vous fait perdre en maniabilité. Bien que non dangereux, cela peut surprendre au début. On finit par ne plus penser qu’à cela. À tel point que cela vient brider nos sorties et notre pratique en général. Mais alors de quoi le toe overlap vient-il ?
Toe overlap : est-ce vraiment un problème ?
Sur un vélo de route, le toe overlap peut être plus difficilement perceptible.
Mais sur un gravel, il peut vite devenir contraignant, notamment à basse vitesse sur des portions techniques ou simplement à des passages de barrière sur des voies vertes.
Certains s’habituent et font avec, pour d’autres, c’est un véritable handicap. Puis il suffit de s’être fait une seule fois une frayeur pour conserver ensuite à l’esprit que cela peut se reproduire…
Puis, il y a toe overlap et toe overlap… Si votre pied frôle juste le pneu, ça va ! Mais si c’est 1 ou 2 cm qui viennent toucher… C’est un peu plus embêtant !
Est-ce lié à une erreur de choix de taille de gravel ?
Commençons par vous rassurer sur un point : non, ce phénomène ne signifie pas forcément que vous vous êtes trompé de taille de gravel. En effet, nous avons vu qu’il était principalement lié soit à la géométrie du vélo, à votre pointure de chaussure, à la taille des pneus ou à la position de vos cales. Donc la taille de votre vélo et ses réglages peuvent tout à fait vous convenir, pour le toe overlap, il sera alors question de quelques ajustements.
Cette donnée n’est pas précisée sur les fiches produits des gravel. Cependant, il est parfois possible de l’anticiper un peu en regardant les tableaux de géométrie fournis par la marque. Quand on fait le choix d’acheter un modèle en connaissance de cause, ça va. Là où c’est un plus embêtant, c’est lorsque nous ne le savons pas au moment de l’achat et que l’on a la (mauvaise) surprise lors de la première sortie.
Comment savoir si mon pied va toucher la roue avant de mon gravel ?
Vous envisagez d’acheter un nouveau vélo mais vous avez peur d’avoir un toe overlap ?
Si vous optez pour un achat en magasin, pas de souci, vous allez pouvoir essayer le vélo avant et donc vous rendre compte immédiatement si toe overlap il y a ou non.
Mais lors d’un achat en ligne ou à distance, la seule solution est de comparer les deux géométries, celle de votre vélo actuel et celle du futur vélo.
Et pour faciliter cette comparaison, je vais vous donner une pépite.
Ce site permet de juxtaposer deux vélos et donc de comparer facilement les cotes de ces derniers.
Ici par exemple, je me suis amusé à comparer le Canyon Grail que j’ai testé il y a quelques mois et le Trek Checkpoint.
Quelles solutions possibles pour pallier au toe overlap sur votre gravel ?
Vous rencontrez ce phénomène sur votre vélo actuellement et cela vous handicap lors de vos sorties ?
Il peut exister quelques solutions pour atténuer ce problème sans pour autant changer de vélo.
Bien sûr, chaque solution engendrera certaines contreparties.
Vous pouvez :
- changer vos pneus (réduire la largeur)
- changer de chaussures et opter pour un modèle avec des bouts moins grossiers / pointus.
- Modifiez le placement de vos cales sous les chaussures (même si je ne recommande pas spécialement cette solution sans avoir fait au préalable, à minima, une étude posturale).
- Changez votre fourche et optez pour un modèle avec un angle plus ouvert. Solution radicale. 😁
Alors pour vous, c’est rédhibitoire ou c’est juste une habitude à prendre ?












