Sur le papier, le VeloVox coche beaucoup de cases : un système audio open-ear (oreille dégagée), une fonction intercom capable de connecter jusqu’à 30 personnes, et une intégration avec Shimano (Di2 et certains systèmes e-bike). L’idée est simple : communiquer en groupe sans crier, garder un fond sonore si on en a envie, tout en restant attentif à ce qui se passe autour.
Les points forts :
- Logique open-ear pertinente
- Intercom très efficace
- Autonomie
- Prix
À améliorer :
- Compatibilité variable selon les casques
- Présence visuelle marquée
Le VeloVox, c’est un produit Lazer développé avec Cardo, et avec une intégration annoncée côté Shimano (Di2 et certains systèmes e-bike). L’ambition est claire : rendre la communication de groupe plus fluide (sans crier dans le vent) et garder une oreille sur l’environnement (circulation, coéquipiers, bruits de la route/chemin).


Une idée intelligente, un rendu pas très discret
Le système se compose de deux modules (gauche/droite) qui se fixent directement sur les sangles du casque, au niveau des boucles. Chaque module annonce 19 g, et en termes de ressenti, c’est vrai : c’est léger, on ne se dit pas qu’on a accroché un parpaing au casque.
Là où ça se complique, c’est sur l’esthétique. De face, on est vite sur le registre “bonne tête de champion” : ça se voit, ça donne un côté accessoire assez marqué, et côté aérodynamique, autant oublier (ce n’est pas l’objectif, mais il faut l’accepter).


il y a un point à dire clairement : ça ne passe pas avec toutes les sangles. Selon la forme des boucles, la largeur, la rigidité et le cheminement de la sangle (et parfois le type de réglage), la fixation peut devenir pénible, ou carrément incompatible. Sur ce type de produit, c’est un détail qui compte : si votre casque n’est pas “ami” avec le système, l’expérience démarre mal. C’est par exemple le cas avec mon casque Van Rysel RCR et ses sangles non réglables.


La certification annoncée IP54 est plutôt cohérente avec l’usage vélo : poussière, projections, petite pluie.
Une prise en main simple et rapide
L’installation est rapide quand la compatibilité sangle/casque est bonne : on fixe, on appaire en Bluetooth, et on pilote via l’appli Cardo Connect. Au premier appairage, il faut souvent prévoir une mise à jour.
Le contrôle est volontairement basique :
- à gauche, la partie communication (intercom, micro…),
- à droite, musique et appels.


Open-ear : le point fort
Ce qui marque le plus, c’est la logique open-ear. Vous gardez la perception du trafic, des bruits du vélo, de l’environnement, tout en ayant de l’audio. Ça correspond à une pratique route/gravel où la vigilance reste prioritaire.
Ça ne remplacera pas une solution immersive, et ce n’est pas le but. Ici, l’audio est un accompagnement, pas une bulle.


Le rendu est bon pour ce qu’on lui demande : voix intelligible, musique/podcast en fond, et une gestion du vent globalement efficace. À haute vitesse, le vent finit par se rappeler à vous (logique), et les basses restent forcément plus discrètes qu’avec des écouteurs intra. La puissance du son reste inférieure aux lunettes Oakley Meta, référence actuellement sur le marché.
Autre point logique avec l’open-ear : le son peut être perçu par l’entourage proche. En solo ce n’est pas un sujet, en groupe ou à l’arrêt, ça peut compter.
Intercom : là, le VeloVox a une vraie valeur d’usage
En duo, l’intercom est franchement convaincant : on parle normalement, on s’entend bien, et la communication reste propre dans beaucoup de conditions. Et pour une sortie de groupe, la promesse est claire : moins de cris, moins d’infos perdues, plus de coordination (trous, ralentissements, changements de direction…).
Le revers, il faut l’assumer : ça passe par le smartphone et le réseau mobile (donc data activée + couverture correcte). En zone blanche, la fonction perd forcément son intérêt.


Ce que le VeloVox apporte… Et ce qui pourrait lui faire de l’ombre
Face aux solutions open-ear / conduction osseuse la différence se joue surtout sur l’écosystème intercom (Cardo) et l’intégration Shimano bien pensée.
Mais il y a un élément de contexte important aujourd’hui : l’explosion des lunettes connectées change la donne.
Si demain l’audio + la commande + éventuellement l’affichage/navigation se retrouvent dans des lunettes, un module sur sangle de casque pourrait paraître moins évident, même si l’idée reste bonne.
Dit autrement : le VeloVox arrive avec une proposition cohérente… Mais dans un marché où les futurs usages “connectés” ne sont pas encore stabilisés. Il devient difficile de prédire un succès massif.


Mon avis sur le Velovox
Le VeloVox s’adresse surtout à ceux qui roulent souvent en groupe et veulent une communication plus propre et plus naturelle, sans perdre le lien avec l’environnement. Pour un club, des sorties structurées, ou même un duo qui s’entraîne régulièrement, l’intérêt est réel.




🪶 19 grammes • 🪫 11 h d’autonomie • 🎧 Suppression du vent
Pour ceux qui veulent avant tout un système discret, ultra-intégré, ou qui regardent déjà vers les futures solutions type lunettes connectées, le VeloVox peut paraître plus “transitoire”. D’autant que sa compatibilité dépend aussi de détails très concrets (sangles/boucles).
Côté tarif, 160 €, c’est plutôt correct au vu des fonctions (audio + intercom + modules + appli). Mais malgré ce prix cohérent, je vois mal un raz-de-marée commercial. Le produit est pertinent, mais il arrive dans une période où l’écosystème du vélo connecté bouge vite, et où d’autres formats pourraient capter l’usage.

















